À Claude II Belin, le 24 mars 1657, note 6.
Note [6]

La Gazette, ordinaire no 36 du 24 mars 1657 (pages 285‑286) :

« Du Quesnoy, le 20 mars 1657. Les ennemis ayant cru, par la correspondance qu’ils avaient avec quelques malintentionnés de la garnison de Saint-Ghislain, s’en emparer fort facilement, ainsi que nous l’avons appris par des prisonniers que nous fîmes, hier, don Juan d’Autriche et le prince de Condé se rendirent en leur camp, il y a environ huit jours, et le lendemain firent attaquer la première redoute qui est sur la chaussée de la place ; où l’on découvrit en effet cette intelligence, en ce qu’après une vigoureuse résistance de ceux qui avaient été commis à la garde de ce poste, d’autres, qui étaient dans un retranchement derrière, firent leurs décharges si lâchement que les premiers, se voyant attaqués de toutes parts, furent contraints d’abandonner cette redoute. Mais le comte de Schomberg, gouverneur de la ville, s’en étant aperçu, sortit en même temps avec les Suisses, et combattit si opiniâtrement qu’il se rendit encore maître de la redoute, et fit 10 ou 12 capitaines espagnols prisonniers. De quoi les généraux des ennemis furent tellement irrités qu’ils commandèrent six mille hommes de pied et firent derechef donner dans le même poste, lequel ils emportèrent après avoir perdu beaucoup de leurs gens ; ce qui a obligé le gouverneur à se retirer dans le corps de la place, où il se défend avec une valeur extraordinaire et qui fait voir aux assiégeants qu’ils n’en viendront pas si aisément à bout qu’ils se l’étaient imaginé. »

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Claude II Belin, le 24 mars 1657, note 6.

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(Consulté le 28/02/2024)

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