À André Falconet, le 7 mai 1660
Note [6]

« Les chiens rêvent de pains, et moi je rêve de poissons » (v. note [7], lettre 541) ; extrait d’un dialogue (Idylle xxi, Les Pêcheurs) de Théocrite (poète bucolique grec de Syracuse, au iiie s. av. J.‑C.) :

« Olpis. Dis-moi ton songe, racontes-en toutes les circonstances.
Asphalion. Hier quand je fus endormi, accablé des fatigues de la pêche, après un léger repas (tu t’en souviens, nous soupâmes sobrement et très tard), je crus me voir assis sur un rocher d’où j’épiais les poissons en agitant la trompeuse amorce attachée à ma ligne. Un poisson des plus gros la dévore tout entière. Le chien rêve au pain, moi je rêve au poisson »

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 7 mai 1660. Note 6

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(Consulté le 25.01.2021)

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