À Charles Spon, le 20 octobre 1666
Note [6]

Jacob (ou Jacques) Spon (Lyon le 26 janvier 1647-1685) était le troisième des 14 enfants de Charles Spon, et l’aîné des quatre qui restaient alors en vie. Son père avait orienté de bonne heure Jacob vers la médecine. Ayant d’abord étudié à Strasbourg, il était venu à Paris, où il s’était lié d’amitié avec Charles Patin, puis s’était rendu à Montpellier : immatriculation le 25 octobre 1664 ; baccalauréat le 1er septembre 1666 ; licence le 24 décembre suivant ; doctorat le 7 février 1667. Dès 1668, Jacob fut agrégé au Collège de médecine de Lyon. Il se partagea ensuite entre la pratique médicale et l’étude des antiquités. À la révocation de l’édit de Nantes (1685), il quitta la France pour la Suisse avec l’intention de se fixer à Zürich, mais mourut en cours de route à Vevey (Dulieu). Outre plusieurs ouvrages d’érudition, il a laissé un Voyage d’Italie, de Dalmatie, de Grèce et du Levant, publié en 1678, et réédité en 2004 (Genève, Slatkine).

Sur le prénom du calviniste Jacob Spon, Charles Patin (en exil à Strasbourg) lui écrivait le 22 avril 1671 (Moreau, lettre 40) :

« Le taureau {a} est gravé assez bien, et parti aujourd’hui pour Stutgart avec annotation des soins qu’en a pris notre très cher et très bel ami Jacob Spon, et non Jacques ; je me dois souvenir que les coquilles des pèlerins de Compostelle ne vous sont pas si a cœur que vous en voulussiez quitter le nom d’un patriarche. Damios, Zacharie, Noë, Abraham, Salomon, David, Isaïe ont bien plus d’emphase que Charles, Robert, Pierre ou Christophe. »


  1. Animal figurant sur une médaille antique que vendait sans doute Charles Patin.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 20 octobre 1666. Note 6

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(Consulté le 16.04.2021)

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