Annexe : Les deux Vies latines de Jean Héroard,
premier médecin de Louis xiii, note 84.
Note [84]

Chapitre ii, page 12 de la « Dissertation sur les maladies héréditaires » de Robert Lyonnet, {a} où j’ai rétabli l’orthographe originelle et ajouté [entre crochets] la partie mise en suspension, et dont voici ma traduction :

« il avait de l’aversion pour tous les aliments simples, il se gavait de leur mélange, ne se délectant que de grillades, de fritures, de salaisons, de condiments acides, de pâtés, de gâteaux et de confiseries extrêmement sucrées, et autres excitants du goût ; il avait en horreur les potages, les viandes bouillies, et même le pain, s’il n’était pas rôti. [Ses serviteurs l’encourageaient même complaisamment à consommer toutes nourritures. Quand il se rappelait les délices de son enfance, il a souvent avoué que l’un de ces jeunes gens, qu’il avait suborné, lui apportait de la ville en cachette des saucisses ordinaires pour son petit déjeuner.] Ces mets l’attiraient ou par habitude, ou pour que leur chaleur et leur sécheresse augmentassent sa soif, allumant ainsi un incendie, qu’il éteignait en buvant une pleine coupe de vin aux aromates, et du vin presque pur entre les repas. »


  1. Paris, 1647, v. note [1], lettre 141.

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Annexe : Les deux Vies latines de Jean Héroard,
premier médecin de Louis xiii, note 84.

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(Consulté le 16/04/2024)

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