Autres écrits : Consultations et mémorandums (ms BIU Santé  2007) : 15, note 9.
Note [9]

La crudité est l’état de ce qui est incomplètement digéré. Pour les urines, c’est une notion aujourd’hui difficile à comprendre : pour Jean Fernel, l’urine était une émanation du sang filtré par les reins, elle reflétait l’état des humeurs du corps ; sa crudité était une cause de son aspect trouble, ou « confus » (chapitre xv, Que signifient l’urine claire et l’urine trouble, livre troisième de la Pathologie, Paris, 1655, v. note [1], lettre 36). L’anomalie qui ressemble le plus à la situation qu’analysait Guy Patin peut être celle que Fernel décrivait à la page 192 :

« L’urine qui est trouble, sans ces accidents, {a} marque une abondance et écoulement d’humeurs grossières contenues dans les urines, que la chaleur naturelle a de la peine à cuire ; d’où viennent des maladies longues et opiniâtres, et des douleurs de tête ; sur quoi Hippocrate a prononcé : “ Ceux qui font l’urine trouble comme celle des juments ont ou auront mal à la tête ; et si cela continue, il y a danger de léthargie. ” » {b}


  1. Sans maladie des reins ou de la vessie.

  2. Aphorisme no 70, 4e section, Littré Hip, volume 4, page 527, et Prénotions coaques, 7e section, no 571, ibid. volume 5, page 717.

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Autres écrits : Consultations et mémorandums (ms BIU Santé  2007) : 15, note 9.

Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=8145&cln=9

(Consulté le 25/06/2024)

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