L. latine 32.  >
À Moritz Hoffmann, le 5 mars 1655

[Ms BIU Santé no 2007, fo 51 vo | LAT | IMG]

À M. M. Hoffmann, docteur en médecine et professeur à Altdorf,
le 5e de mars 1655.

Très distingué Monsieur, [a][1]

Je vous remercie beaucoup pour votre singulière bienveillance à mon égard, vous dont je fais grand cas, tant pour votre érudition hors du commun que pour notre communauté de profession ; et même parce que, par votre propre nom de famille, vous m’avez fait revivre le souvenir de M. Caspar Hofmann, [2] jadis excellent homme et notre ami, que j’ai honoré comme une très grande étoile, et honorerai toujours. J’ai reçu votre thèse de Motu spiritus animalis, je n’ai pas encore pu la lire, [1][3]


1.

Guy Patin a interrompu là le brouillon de sa lettre.

La thèse « sur le mouvement de l’esprit animal (ou vital) » (nom qu’on donnait alors à l’influx nerveux) est un recueil de 32 courts articles réunis sous le titre de Theses medicæ de Motu cordis et cerebri, sanguinisque ac spirituum animalium pro vitæ continuatione per corpus commeatu, quas contra vulgarem opinionem D.O.M.A. sub Præsidio Viri amplissimi, excellentissimi, atque experientissimi Dn. Mauritii Hoffmanni, Med. Doct. Anat. Chirurg. et Botanices P.P. ac Poliatri, Præceptoris ac Patroni sui summa observantia ætatem prosequendi, publice defendendas suscipit Erhardus Stedingius, Brunsviga-Saxo. Ips. Nonis Novembr. Anno Christi cIↄ Iↄc Liii [Thèses médicales sur le mouvement imprimé par le cœur et le cerveau, et sur l’approvisionnement du sang et des esprits animaux dans le corps, pour le maintien de la vie. Contre l’opinion commune, Erhard Steding, natif de Brunswick en Saxe, a entrepris de les défendre publiquement, le 5 novembre 1653, sous l’autorité de Dieu tout-puissant et la présidence du très éminent, excellent et expérimenté M. Moritz Hoffmann, docteur en médecine, premier professeur d’anatomie, chirurgie et botanique, et premier médecin de la ville, son précepteur et protecteur qu’il honorera de son plus profond respect, sa vie durant] (Altdorf, Georg Hagen, 1653, in‑4o).

a.

Brouillon autographe incomplet (six lignes) de la seule lettre de notre édition que Guy Patin ait écrite (ou entrepris d’écrire) à Moritz Hoffmann, ms BIU Santé no 2007, fo 51 vo.

s.

Ms BIU Santé no 2007, fo 51 vo.

Ad D. M. Hofmannum
Doct. Med. et Prof.
Altorfinum, v. die
Martij, 1655.

Pro singulari tua in me benevolentia gratias ago amplissimas, vir
clarissime, quem tum propter eruditionem non vulgarem, tum propter ομοτεχνιαν
magnifacio : ex eo etiam quod proprio tuo cognomine renovaveris mihi
memoriam optimi olim viri et amici nostri D. Casp. Hofmanni, beatissimæ
memoriæ
quem colui tanquam magnum sidus, et usque colam. Disputationem
tuam de motu spiritus animalis accepi, quam necdum legere potui,


Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Lettre de Moritz Hoffmann à Guy Patin, le 5 mars 1655.
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(Consulté le 10.05.2021)

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