Annexe : Thomas Diafoirus et sa thèse

Note [14]

Phlegmon n’avait pas le sens moderne d’« inflammation purulente du tissu sous-cutané ou du tissu conjonctif de soutien d’un organe » (Robert). Pour Furetière (italiques ajoutés) :

« c’est un nom général qu’on donne à toutes les apostumes et inflammations qui sont faites de sang ; et lorsqu’il est bon et louable, ne péchant que par la seule quantité, on l’appelle alors le vrai phlegmon ; mais le bâtard, c’est quand il est corrompu, et mêlé de bile, pituite ou mélancolie : alors il participe de l’érésipèle, de l’œdème ou du squirrhe. Ce sang sorti des veines y produit de la chaleur, de la rougeur, de la tension, de la rénitence, de la pulsation, et cause une grande douleur. Le bubon, carboncle, furoncle, les pustules, et autres tubercules, et tumeurs causées par le sang se réduisent au phlegmon. »


Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Annexe : Thomas Diafoirus et sa thèse, note 14.
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(Consulté le 21.01.2021)

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