De Samuel Sorbière, non datée (début 1651)

Note [6]

Dans cette liste, j’ai corrigé Brisset en (Pierre) Brissot (v. note [3], lettre 550).

Jacques Pelletier (Le Mans 1517-Paris 1582) avait d’abord étudié la philosophie et la jurisprudence, qu’il abandonna bientôt pour les lettres, puis devint successivement principal du Collège de Bayeux, secrétaire de René Du Bellay, évêque du Mans, étudiant en médecine (licencié de la Faculté de médecine de Paris en 1560, mais sans y poursuivre jusqu’au doctorat), médecin à Bordeaux, à Poitiers et à Lyon. Pelletier visita ensuite l’Italie, revint à Paris pour y exercer la médecine, mais en repartit bientôt pour parcourir la Suisse et la Savoie. Là, « charmé par la beauté du pays et la cordialité des habitants », il vécut deux années, s’occupant de philosophie, de mathématiques et de littérature. Ramené à Paris par les pressantes sollicitations de ses amis, il y mourut principal du Collège du Mans. Pelletier était lié avec le poète Mellin de Saint-Gelais, Théodore de Bèze, Pierre Ronsard, le poète évêque Pontus de Thiard, Jean Fernel, etc. (G.D.U. xixe s.). Il a laissé de nombreux ouvrages de poésie et de mathématiques, et un traité de médecine (introuvable) intitulé De Concilatione locorum Galeni Sectiones duæ [Deux sections sur la concordance de passages de Galien] (Paris, 1560, in‑4o).

Claude Rousselet, natif de Paris, a obtenu le premier lieu premier de la licence (v. note [8], lettre 3) de 1562 puis a probablement été reçu docteur régent la même année (Baron). Il a été doyen de la Faculté de médecine de Paris de 1576 à 1578 (v. note [49], lettre 152).

Henri de Monantheuil (Reims vers 1536-1606), avait professé les humanités dans sa ville natale lorsqu’il se rendit à Paris, où il étudia la philosophie sous Ramus, se fit recevoir docteur régent de la Faculté de médecine en 1658, et fut nommé en 1574, grâce à la protection du secrétaire d’État Brulart, professeur de mathématiques au Collège royal. Jacques Amyot l’ayant fait rayer quelque temps après du tableau des professeurs comme cumulant deux emplois académiques, Monantheuil réclama vivement et Henri iii le réintégra dans sa chaire en 1577. Pendant la Ligue, il se montra constamment attaché à la cause de Henri iv et fit tous ses efforts pour hâter la soumission de Paris à ce prince. Monantheuil forma un grand nombre d’élèves distingués, dont les plus célèbres sont l’historien Jacques Auguste i de Thou et le président Pierre de Lamoignon. Il a laissé de nombreux ouvrages de politique, de philosophie et de mathématiques (G.D.U. xixe s.). Il était beau-père de Jérôme Goulu (v. note [6] du Borboniana 8 manuscrit).

Germain Courtin, docteur régent de la Faculté de médecine de Paris en 1576, était aussi chirurgien juré. Son principal ouvrage est intitulé Leçons anatomiques et chirurgicales de feu Me Germain Courtin, docteur régent en la Faculté de médecine à Paris, dictées à ses écoliers étudiants en chirurgie depuis l’année 1578 jusqu’à 1587, recueillies et colligées par Étienne Binet, chirurgien juré à Paris (Paris, François Jacquin, 1612, in‑fo).

Tous les autres médecins de Paris nommés ici par Samuel Sorbière sont identifiés ailleurs dans la correspondance.


Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Lettre de Guy Patin à Samuel Sorbière, non datée (début 1651), note 6.
Adresse permanente : //www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=9001&cln=6
(Consulté le 19.05.2022)

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