L. 4.  >
À Claude II Belin,
le 24 mai 1630

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Monsieur, [a][1]

La présente sera pour vous remercier de votre bonne affection que me témoignez si pleinement et pour servir de réponse à vos deux dernières. À la première desquelles je n’ai qu’à vous dire que j’ai su de Mlle Chartier que, pour le certain, elle a reçu le paquet que lui avez envoyé. [1] Je crois aussi qu’avez reçu le mien, comme je reconnais par votre seconde, avec les thèses [2] que m’aviez envoyées, de quoi tout je vous remercie bien humblement. J’ai reçu votre dernière des mains d’un libraire de votre ville, [2] avec six thèses de Montpellier, [3][4] l’une desquelles j’ai retenue, qui est celle de Perrier, [3][5] comme m’avez mandé. Je vous renvoie les cinq autres et vous en remercie bien fort ; j’en avais déjà quelques-unes d’icelles. Pour les thèses de la Faculté de Paris, je vous dirai que j’ai toutes celles qui ont été faites depuis l’an 1610, inclusive[4] c’est-à-dire depuis 20 ans en çà, et qu’il ne m’en manque pas une d’icelles. J’en ai quantité d’autres qui ont été soutenues les dix premières années de ce siècle, et aussi des dernières années du siècle passé ; tant il y a qu’outre le nombre de toutes celles depuis 20 ans, j’en ai bien encore 120 imprimées, desquelles la plus ancienne a été soutenue sous feu M. Fernel [6] et les autres, depuis l’an 1570 jusqu’à la fin du siècle. Je vous remercie de la peine que voulez prendre de vous enquérir de nos vieux docteurs à Monsieur votre père [7] et M. Dacier, [5][8] je n’en suis point en peine. [6] M. Fardeau est mort il y a trois ans, mais je n’ai que faire de ses registres : j’ai une copie des noms et surnoms de tous les licenciés [9] et docteurs, selon qu’ils ont passé par ordre en notre École depuis plus de 300 ans, avec tout ce qui s’est passé de mémorable dans notre Faculté ; je connais les vieux et les jeunes, et sais beaucoup de choses de la plupart des défunts ; en cas de nécessité, j’en ferais bien une petite histoire, [10] je ne suis qu’en peine de retrouver de leurs vieilles thèses pour en achever un beau nombre, et puis j’aviserai après à ce que j’en dois faire, selon le dessein que j’en ai eu par ci-devant[7] Je vous remercie d’y avoir si amplement contribué de votre part et vous prie en récompense, de ne me point épargner en telle occasion que me jugerez capable de vous servir. Je vous prie de présenter mes très humbles mains, et ceux [8] de M. Le Vignon aussi, à M. Belin votre père et à M. Dacier, et croire que je suis et serai pour tant de faveurs reçues de votre courtoisie, Monsieur, votre très humble et affectionné serviteur.

G. Patin.

De Paris, ce 24e de mai 1630.


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× Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Claude II Belin, le 24 mai 1630

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(Consulté le 19.10.2019)