L. 148.  >
À Claude II Belin,
le 4 novembre 1647

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Monsieur, [a][1]

Je vous dirai pour réponse à la vôtre que j’ai vu le libelle diffamatoire des apothicaires [2] de Tours, [3] pour lequel il y a eu ici procès, que les médecins ont gagné, et le livret supprimé et les apothicaires condamnés à l’amende. [4] Le livre de M. Blondel [5] de la Primauté de l’Église est un gros in‑fo assez cher, fort beau et fort curieux ; celui qu’il a fait contre la papesse Jeanne [6] n’est qu’un petit in‑8o fort embrouillé ; [1] on nous promet autre chose de lui. On ne fait que commencer la nouvelle édition de l’Anthropographie latine de M. Riolan, [7] elle sera in‑fo augmentée de la moitié. [2] Pour le catalogue des livres que désirez, je n’en ai encore recouvré qu’un, savoir Laurentius de Crisibus ; [3][8] il en pourra venir d’autres par ci-après. Observationes de Lobel [9] et Pena [10] sont bien plus rares qu’Adversaria, j’ai aussi ce dernier mais l’autre me manque. J’ai vu tous les livres qu’il vous a plu m’indiquer touchant les pharmaciens et vous en remercie. Je prends un autre chemin : je veux faire une méthode particulière, laquelle instruira les jeunes médecins et détruira l’arabisme des pharmaciens. [11][12] Je pourrai faire aussi un petit livret en français sans avoir besoin de tout ce que dessus, ayant un autre dessein bien plus aisé. Je verrai à cela dans un an, vu que j’ai en main autre chose qui me presse. Si vires et otium dederit Deus[4][13] je pourrai leur donner occasion de se souvenir de moi. Je vous prie d’assurer M. de Blampignon [14] que je suis son serviteur, que j’ai reçu sa lettre et que je le remercie de tout ce qu’il m’a écrit. Nous n’avons rien ici de nouveau, ôtez deux tomes de lettres choisies de M. de Balzac [5][15] et le premier tome d’une géographie latine du P. Briet, [16] in‑4o, lequel ne contient que Generales prænotiones Geographiæ, Insulas Britannicas, Hispaniam et Galliam ; [6] le deuxième tome contiendra le reste de l’Europe et le troisième, les trois autres parties du monde. Miserrima temporum nostrorum conditio atque calamitas publica impediunt quominus Bibliopolæ nostri maiora melioraque non audeant[7] Dans l’hiver prochain je vous enverrai quelque livre pour Monsieur votre fils aîné [17] auquel je baise les mains, comme à vous et à Mme Belin, et à tout ce qui vous appartient ; et suis de toute mon affection, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur,

Patin.

De Paris, ce 4e de novembre 1647.


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× Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Claude II Belin, le 4 novembre 1647

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(Consulté le 22.08.2019)