À Johannes Antonides Vander Linden, le 26 décembre 1653
Note [1]

Johannes Antonides Vander Linden parlait de Guy Patin aux pages 769‑770 (§ 109) de sa « Médecine physiologique » (Amsterdam, 1653, v. note [39], lettre 334) :

Porro quod ad connexionem ossium attinet, non lubet adire difficultates, quas fecere nobis Galeni primum dormitatio, in præf. l. de Ossib. ad tyrones ; deinde disceptatio commentatorum et anatomicorum, quemadmodum consulendum sit vel veritati rei vel sententiæ Galeni. Cl. Hofmannus scribit ii. Inst. xvii. 5. se fuse elaborasse in tract. de Similaribus. Quem cum intellexerim esse in manu Excell. viri D. Guidonis Patini Medici et Decani Fac.med. Parisiensis, fautoris honorandi : omnibus precibus eum rogarim, ne quid illius optimi Senis patiatur nobis perire, quod ne pereat in potestate habet sua. Silentio itaque prætervectus difficultatum remoras sic statuo cum Naturæ-consultis. Connexio ossium est vel Cum motu, vel Sine illo. Illum commissuræ modum Galenus præf. l. de Ossib. κατα αρθρον, alterum κατα συμφυσιν appellat.

[Mais quant à la jonction des os, il faut se garder d’aborder en premier les difficultés que la rêverie de Galien nous a représentées dans la préface du livre de Ossibus ad tyrones ; {a} d’où provient le débat des commentateurs et des anatomistes pour savoir comment décider s’il s’agit d’un fait véritable ou d’une conjecture de Galien. Le très distingué Hofmann a écrit au livre ii de ses Institutiones, chapitre xvii § 5, qu’il y avait abondamment travaillé dans son traité de Similaribus. {b} Puisque j’ai appris qu’il est entre les mains de l’excellent M. Guy Patin, docteur et doyen de la Faculté de médecine de Paris, et son honorable défenseur, je le prierais très instamment de ne pas souffrir que ce qu’il a de ce bonhomme soit perdu pour nous, de ne pas dissiper ce qu’il tient en sa possession. J’ai donc passé sous silence les difficultés qui font obstacle et, avec ceux qui étudient la Nature, j’établis ceci : la jonction des os est soit mobile, soit immobile. Dans sa préface du livre de Ossibus, Galien appelle la première sorte de jointure « par articulation », et la seconde « par symphyse »].


  1. Γαληνου περι οστων τοις ειατομενοις. Claudii Galeni Pergamensis De Ossibus ad Tyrones Liber. Ferdinando Balamio interprete. Cum Notis perpetuis Casp. Hofmanni Medicinæ Doctoris et Professoris in Academia Norica [Livre de Claude Galien de Pergame sur les Os, pour les débutants. Traduction de Ferdinandus Balamius. Avec les notes perpétuelles de Caspar Hofmann, docteur et professeur de médecine en l’Université de Bavière] (Francfort-sur-le-Main, Clemens Scleichius et Petrus de Zetter, 1630, in‑fo, grec et latin).

  2. V. note [12], lettre 92, pour les « Six livres d’Institutions médicales » de Caspar Hofmann (Lyon, 1645). Vander Linden renvoyait à la page 64 de ce livre où Hofmann écrivait (§ 5) :

    Restant insignes difficultates de modis articulationum ossium inter se, quibus conabor satisfacere instituto hoc diagrammate. Qui fuse elaboratum velit, videat in tract. de similaribus;

    [Il subsiste d’insignes difficultés sur les manières dont les os s’articulent entre eux. J’entreprendrai d’y satisfaire en établissant ce diagramme (situé au bas de la page, qui classe les jonctions des os selon leurs types). Que celui qui veut y travailler plus abondamment aille voir dans mon traité de Similaribus].

    V. infra notule {a} de la note [3], pour ce traité d’Hofmann « sur les Parties similaires » (du corps humain, v. note [7], lettre 270) dont Guy Patin possédait le manuscrit inédit.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Johannes Antonides Vander Linden, le 26 décembre 1653. Note 1

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(Consulté le 28.01.2021)

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