À Reiner von Neuhaus, le 18 mai 1662, note 1.
Note [1]

« j’avoue volontiers en faire moi-même partie. »

Pour montrer à Reiner von Neuhaus qu’il était initié et peut-être adhérent à la pensée de William Perkins (1558-1602, théologien anglican anglais), Guy Patin avait pu emprunter l’expression à l’hérétique Jacobus Arminius (v. note [7], lettre 100), au début de son Examen modestum Libelli, quem D. Guilielmus Perkinsius, apprime doctus Theologus, edidit ante aliquot annos de Prædestinationis modo et ordine, itemque de Amplitudine gratiæ divinæ… [Humble examen du petit livre que M. William Perkins, fort savant théologien, a publié il y a quelques années sur la modalité et la disposition de la Prédestination, ainsi que sur l’ampleur de la grâce divine…] (Leyde, Godefridus Basson, 1612, in‑8o, pages 1‑2) :

Quod eo facio libentius et confidentius, quia tu libelli tui pagina secunda ad id audendum mihi animum addis, quum isthac sine hæc scripsisse testaris, ut à Theologiæ studiosis (inter quos et ego nomen lubens profiteor meum, nisi illa nolente hoc sit) sine præjudicio et absque animi acerbitate legerentur, expenderentur, et ex verbo Dei puro dijudicarentur.

[Ce que je fais très volontiers et très hardiment, {a} parce que vous-même m’incitez à m’y oser à la deuxième page de votre petit livre, quand vous y attestez avoir écrit que les théologiens (j’avoue volontiers en faire moi-même partie, à moins que ce soit sans le vouloir), sans préjugé et sans amertume, vous ont lu, jugé et discerné conformément à la pure parole de Dieu].


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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Reiner von Neuhaus, le 18 mai 1662, note 1.

Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=1227&cln=1

(Consulté le 29/02/2024)

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