À Johann Daniel Horst, le 29 juillet 1667
Note [1]

Nul indice dans la Correspondance ne permet d’en savoir plus sur ce médecin, sans doute allemand, qui était brièvement passé à Paris durant son voyage en compagnie de son mentor. Ce mot m’a semblé mieux adapté que héros (traduction littérale du substantif latin heros employé par Guy Patin) ; sous la bienveillante égide du grand Homère, je me suis permis une exception à ma règle de traduction, car il ne figure ni dans nos lettres françaises ni dans les dictionnaires du temps (Ménage, Furetière, Richelet).

Mentor « était un des plus fidèles amis d’Ulysse et celui à qui, en s’embarquant pour Troye, il avait confié le soin de sa maison, pour la conduire sous les ordres du généreux Laërte [v. note [4], chapitre iv du Traité de la conservation de santé] ; ce Mentor était un des amis d’Homère, qui le plaça dans son poème par reconnaissance, parce qu’étant abordé à Ithaque à son retour d’Espagne, et se trouvant fort incommodé d’une fluxion sur les yeux qui l’empêcha de continuer son voyage, il fut reçu chez ce Mentor, qui eut de lui tous les soins imaginables » (Trévoux, 1752). Ulysse avait remis l’éducation de son fils Télémaque aux bons soins de Mentor ; son « nom propre est devenu appellatif, et se dit de celui qui sert de conseil, de guide, et comme de gouverneur à quelqu’un » (Académie, 1762).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Johann Daniel Horst, le 29 juillet 1667. Note 1

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(Consulté le 26.01.2020)

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