À Hugues de Salins, le 13 juillet 1655
Note [12]

Cette phrase se trouve à l’endroit cité par Guy Patin, dans une lettre de Symmaque à Valentinien. C’est Rome qui parle, en voyant s’implanter le christianisme :

Hic cultus in leges meas orbem redegit ; hæc sacra Annibalem a mœnibus, a Capitolio Senonas repulerunt. Ad hoc ergo servata sum ut longæva reprehendar ? Videro quale sit quod instituendum putatur. Sera tamen et contumeliosa est emendatio senectutis. Ergo Diis patriis, Diis Indigetibus pacem rogamus. Æquum est, quicquid omnes colunt, unum putari. Eadem spectamus astra, commune cœlum est, idem nos mundus involuit. Quid interest, qua quisque prudentia verum inquirat ? Uno itinere non potest perveniri ad tam grande secretum.

[Notre culte a soumis le monde à mes lois ; nos rites sacrés ont chassé Annibal de mes remparts et les Gaulois de mon Capitole. Ai-je donc observé tout cela pour être maintenant blâmée comme une vieillarde ? Je verrai quoi penser de ce qui doit être institué. La conversion qui vient dans la vieillesse est cependant tardive et outrageante. Nous prions donc les dieux ancestraux, les dieux indigètes, {a} de nous accorder la paix. Tous vénèrent un seul Dieu, qu’ils pensent leur être favorable. Nous contemplons les mêmes étoiles, le ciel nous est commun, le même univers nous entoure. Qu’importe donc la connaissance qui nous fait rechercher la vérité ? Le chemin pour parvenir à un si grand secret n’est pas unique].


  1. « Nom que les Anciens donnaient à leurs faux dieux, ou pour le moins à quelques-uns de leurs dieux » (Trévoux).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Hugues de Salins, le 13 juillet 1655. Note 12

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(Consulté le 06.05.2021)

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