À Hugues II de Salins, le 22 mai 1657, note 12.
Note [12]

« dans l’École de Salerne [v. note [4], lettre 12] où il est question des nèfles ».

Le chapitre lx de la Schola Salernitana de René Moreau (Paris, 1625, page 566) est intitulé De Mespilis [Les Nèfles], et commence par ces deux adages :

Multiplicant mictum, ventrem dant mespila strictum.
Mespila dura placent, sed mollia sunt meliora
.

[Les nèfles font beaucoup pisser et resserrent le ventre. Les nèfles dures sont agréables à manger, mais les molles sont meilleures].

Suit ce commentaire de Moreau :

Duæ mespilorum utilitates hoc loco recensentur. Una quidem, quod mictum sive urinam multiplicent atque augeant […]. Altera vero, quod ventrem detineant : idque præstant maxime qualitatis ratione, quæ inest ipsis acerba admodum et styptica.

[Deux emplois des nèfles sont ici à mentionner. Le premier est pour accroître le nombre des mictions et augmenter le débit de l’urine (…). Le second est pour arrêter le flux de ventre : ce qu’elles accomplissent parfaitement en raison de leur qualité, qui tient à ce qu’elles sont tout à fait âcres et astringentes].

V. note [60] du Traité de la Conservation de santé, chapitre ii, pour les nèfles, avec un extrait complémentaire du commentaire de Moreau sur leurs effets thérapeutiques et pour une diatribe de Guy Patin contre la futilité des remèdes censés briser ou dissoudre les calculs urinaires.

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Hugues II de Salins, le 22 mai 1657, note 12.

Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=0482&cln=12

(Consulté le 20/04/2024)

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