À Charles Spon, le 16 décembre 1653
Note [13]

Charles Sorel lui-même, dans sa Bibliothèque française, fait de L’Anti-Roman une nouvelle version du Berger extravagant. Le titre exact est L’Anti-Roman, ou l’histoire du berger Lysis, accompagnée de ses remarques par Jean de Lalande, poitevin [Ch. Sorel] (Paris, Toussaint Du Bray, 1633-1634, 4 volumes in‑12o).

« Dans la grande suite romanesque de Francion [1623], de même que dans L’Anti-Roman ou dans Polyandre, histoire comique (1648), il [Sorel] attaque et ridiculise le roman pastoral ou héroïque avec ses conventions trop visibles, ses automatismes et son refus de la réalité concrète. Dans des pages étonnantes, pleines d’inventions et de mouvement, il donne libre cours à sa verve satirique et comique, à son génie de l’observation, contribuant à créer le genre libéré de l’Histoire comique, définissant une nouvelle forme de vérité littéraire, et ouvrant la voie à une littérature d’observation de la vie sociale et quotidienne » (Raymond Picard, in Nouvelles du xviie s., Pléiade, Gallimard, 1997, pages 1282‑3).

V. note [31], lettre 332, pour la Philosophie de Sorel. Deux de ses livres pouvaient être sur la presse à la fin de 1653 :

  • le Discours sur l’Académie française (v. note [3], lettre 329) ;

  • le traité De la Perfection de l’homme… (Paris, Robert de Nain, 1654, in‑4o).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 16 décembre 1653. Note 13

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(Consulté le 06.12.2020)

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