À Charles Spon, le 26 janvier 1655
Note [13]

Cardin Le Bret, seigneur de Flacourt (Paris 1558-ibid. 1655), avait contribué à établir le parlement de Metz en 1633. {a} Les Œuvres de messire C. Le Bret, conseiller ordinaire du roi en ses conseils d’État et privé. Revues et augmentées par lui de plusieurs choses notables depuis la dernière édition avaient été publiées en 1642, {b} contenant ses quatre livres de la souveraineté du roi (parus séparément en 1632), sans allusion au procès du maréchal de Marillac, qui eut lieu la même année ; {c} mais Le Bret, chaud partisan de l’absolutisme, a été l’un des principaux jurisconsultes qui se mirent au service de Richelieu.


  1. V. note [29], lettre 549.

  2. Paris, Jacques Quesnel, in‑fo de 1 160 pages.

  3. V. note [17], lettre 10 ; les anonymes Observations sur la vie et la condamnation du maréchal de Marillac. Et sur un libelle ititulé, Relation de ce qui s’est passé au jugement de son procès, prononciation et exécution de l’arrêt donné contre lui (Paris, sans nom, 1633, in‑4o de 141 pages) ne mentionnent pas Le Bret.

Les dires de Guy Patin ont à juste titre laissé perplexes les historiens du ministère de Richelieu. Dans sa rage de médire, il confondait Le Bret avec son incomplet homonyme, Antoine de Bretagne, conseiller au parlement de Bourgogne en 1597, que Richelieu nomma bel et bien membre de la chambre extraordinaire créée pour faire le procès du maréchal de Marillac en 1632. Biographie du parlement de Metz par Emmanuel Michel, conseiller honoraire à la Cour impériale de Metz… (Metz, Nouvian, 1853, page 57) :

« Plusieurs des juges du maréchal de Marillac n’avaient pas été d’avis de sa condamnation à mort. On aimerait à penser qu’Antoine de Bretagne ne fut pas, dans cette circonstance, au nombre de ceux qui servirent avec ardeur la politique du cardinal de Richelieu. Le témoignage éclatant de satisfaction que le premier ministre lui accorda bientôt, ne permet pas de croire qu’il fit partie de la faible minorité qui s’opposa au sacrifice du maréchal de Marillac. Antoine Bretagne fut nommé premier président du nouveau parlement établi à Metz par l’édit du 15 janvier 1633, et le 16 mai suivant, il prêta serment en cette qualité aux mains de Louis xiii. »

Bretagne mourut en janvier 1638 et son fils Claude (v. note [1], lettre de Le Clerc à Patin, datée du 13 juin 1657) lui succéda en 1641 après deux ans de vacance de la charge.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 26 janvier 1655. Note 13

Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=0389&cln=13

(Consulté le 25.09.2022)

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