À Charles Spon, le 26 janvier 1655
Note [13]

Cardin Le Bret, seigneur de Flacourt (Paris 1558-ibid. 1655), avait contribué à établir le parlement de Metz en 1633 (v. note [29], lettre 549). Les Œuvres de messire C. Le Bret, conseiller ordinaire du roi en ses conseils d’État et privé. Revues et augmentées par lui de plusieurs choses notables depuis la dernière édition avaient été publiées en 1643 (Paris, Toussaint Du Bray, in‑4o), où se trouve son Traité sur la souveraineté du roi dans la province des Trois-Évêchés (1632) ; mais cette contribution ne lui valut pas d’en être nommé premier président. Je n’ai pas trouvé non plus que Le Bret fut un des juges de Marillac (v. note [17], lettre 10).

Dans sa rage de médire, Guy Patin le confondait avec Antoine Bretagne, conseiller au parlement de Bourgogne en 1597, que Richelieu nomma bel et bien membre de la chambre extraordinaire créée pour faire le procès du maréchal de Marillac en 1632. « Le témoignage éclatant de satisfaction que le premier ministre lui accorda bientôt, ne permet pas de croire qu’il fit partie de la faible minorité qui s’opposa au sacrifice du maréchal de Marillac. Antoine Bretagne fut nommé premier président du nouveau parlement établi à Metz par l’édit du 15 janvier 1633 et le 16 mai suivant, il prêta serment en cette qualité aux mains de Louis xiii ». Bretagne mourut en janvier 1638 et son fils Claude (v. note [1], lettre de Le Clerc à Patin du 13 juin 1657) lui succéda en 1641 après deux ans de vacance de la charge (Emmanuel Michel, Biographie du parlement de Metz [Metz, Nouvian, 1853]).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 26 janvier 1655. Note 13

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(Consulté le 29.11.2020)

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