À Charles Spon, le 16 avril 1649
Note [14]

« On dit qu’un homme saute aux nues quand on lui opiniâtre [oppose] quelque chose qui le met fort en colère » (Furetière).

François i de La Mothe Le Vayer (Paris 1588-ibid. 9 mai 1672) avait hérité de son père une charge de substitut du procureur général au Parlement de Paris, mais s’en était rapidement défait pour se consacrer à l’étude de la philosophie et de l’histoire. Il vantait la supériorité des anciens sur les modernes et l’Académie française l’avait reçu en 1639. Richelieu mourant l’avait désigné pour occuper la charge de précepteur du dauphin (v. note [18] du Patiniana I‑1 pour l’Instruction qu’il a rédigée dans cette intention en 1640). Anne d’Autriche, devenue régente, avait refusé de ratifier ce choix en préférant Hardouin de Péréfixe à La Mothe Le Vayer, qui dut en 1647 se satisfaire du titre de précepteur de Philippe, duc d’Anjou et frère cadet de Louis xiv, mais avec maintes occasions de suppléer Péréfixe auprès du jeune roi. Ami de Gabriel Naudé, de Pierre Gassendi et de Guy Patin, La Mothe Le Vayer , sceptique orthodoxe, fut, au sein de l’académie Putéane (v. note [5], lettre 181), l’une des figures du libertinage érudit.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 16 avril 1649. Note 14

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(Consulté le 12.08.2022)

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