À Charles Spon, le 4 septembre 1654
Note [14]

Chéruel (tome i, pages 291‑294) :

« Les curés et les chanoines les plus compromis furent mandés à Péronne, où était la cour. Ils furent exilés en divers lieux et Mazarin témoignait contre eux, dans ses lettres à l’abbé Fouquet, une vive indignation ; il paraissait d’abord disposé à traiter en criminels tous ceux qui avaient été d’avis de chanter le Te Deum, {a} et attaquait surtout le curé de Saint-Paul, {b} auquel il attribuait des intentions coupables. “ Je sais de science certaine, écrivait-il le 24 août à l’abbé Fouquet, qu’il est le plus ambitieux des hommes. Il a prétendu être évêque et par cette raison, a caché quelque temps le jansénisme qu’il avait dans le cœur et a fait ostentation d’être ennemi du cardinal de Retz ; mais n’ayant pas été élevé à cette dignité, il n’a rien oublié pour témoigner son chagrin, allumant le feu partout et se signalant en tout ce qu’il pouvait croire qui déplairait au roi. L’on m’a écrit que c’est lui qui a fait la réponse au nom des curés à la lettre que le cardinal de Retz leur a écrite. Elle est fort impudente, et je m’assure que M. le procureur général et vous l’avez jugée de même […]. ”
Cette victoire {c} adoucit le cardinal et la cour. Les curés, qui avaient été mandés à Péronne furent traités avec plus de mépris que de sévérité. »


  1. Pour célébrer l’évasion de Retz.

  2. Nicolas Mazure, v. note [1], lettre 348.

  3. D’Arras.

L’archevêché de Paris avait été déclaré vacant par lettres du roi datées de Péronne le 22 août 1654.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 4 septembre 1654. Note 14

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(Consulté le 24.11.2020)

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