À André Falconet, le 26 décembre 1662, note 14.
Note [14]

« La voilà en tout point soulagée de jour en jour ; quotidiennement maintenant apparaissent des signes plus manifestes et éclatants de coction, et une rémission des symptômes, qui sont les apparences les plus certaines du retour à une meilleure santé. »

Guy Patin citait un vers emprunté à un sonnet de Joachim Du Bellay (Liré, Maine-et-Loire 1522-Paris 1560) intitulé De la saignée qui lui ôta la fièvre :

« Si cette pâle et vieille rechignée,
Cruelle fièvre, horreur des siècles vieux,
Par les Romains mise au nombre des dieux,
Sur leurs autels eut sa place assignée,

Tu as chassé de mes os la froideur,
Tu as éteint de mes veines l’ardeur,
Tu as repeint l’honneur de mon visage ;

Pourquoi de nous seras-tu dédaignée,
Toi seule clef du trésor précieux
Que la santé nous apporte des cieux,
Ô bonne, ô sainte, ô divine saignée ?

Tu as refait la force de mes bras,
Tu as rassis la marche de mes pas,
Tu m’as rendu la force et le courage. »

Joachim était fils de Jean Du Bellay, cousin germain de Guillaume, le militaire et diplomate (v. note [18], lettre 925), et de son frère, le cardinal Du Bellay (v. notule {b}, note [15] du Faux Patiniana II‑3).

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 26 décembre 1662, note 14.

Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=0739&cln=14

(Consulté le 23/06/2024)

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