À Jean-Baptiste de Salins, le 28 mars 1651, note 15.
Note [15]

Avec le sang et les deux biles (jaune et noire), la pituite, ou flegme, assimilée à l’eau, était l’une des quatre humeurs fondamentales du corps. {a} Supposée venue du cerveau, {b} la pituite s’écoulait principalement dans les voies aériennes, provoquant écoulements nasaux et obstructions des bronches ; mais l’imagination fertile des médecins la voyait bien ailleurs dans le corps, la distinguant en salée, vitrée, gypseuse, etc. ; allant même jusqu’à faire de la lymphe une forme de pituite.

L’Encyclopédie a voulu mettre fin aux longs discours :

« Toute humeur amassée dans quelque partie, qui y circule lentement, et qui est d’une couleur pâle, opaque, ou transparente sans force, devenue liquide par un excès de chaleur, et par les fonctions vitales dont le ralentissement lui a donné naissance, incapable d’acquérir de la concrescibilité {c} à l’approche du feu, s’appelle pituite. »


  1. V. note [4], lettre de Jean de Nully, datée du 21 janvier 1656.

  2. Et plus exactement de l’hypophyse, glande placée à la base du cerveau, qu’on appelait naguère la glande pituitaire.

  3. De se solidifier.

« Les corps pituiteux sont froids et mols. L’humeur pituiteuse cause les rhumes. Les pituiteux sont sérieux et propres à l’étude, comme les bilieux à la guerre » (Furetière).

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Jean-Baptiste de Salins, le 28 mars 1651, note 15.

Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=0260&cln=15

(Consulté le 20/04/2024)

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