À Sebastian Scheffer, le 24 mai 1665
Note [19]

Page 46 (Paris, 1646), livre i, chapitre xx, De Iride [L’Iris], ligne 11 (§ 5), remplacer mereatur [mérite] par moveat [provoque] dans :

Ut cum tractatur manibus, sternutamenta mereatur [moveat] aut etiam pustulas excitet in facie.

[En sorte que, quand on le touche avec les mains, il mérite (provoque) l’éternuement ou fait même sortir des pustules sur le visage].

Iris (Thomas Corneille) :

« Fleur marécageuse, changeante dans sa couleur et dans ses feuilles, et qui est d’ordinaire bleue, blanche ou jaune. On l’appelle ainsi à cause qu’elle imite en quelque façon les couleurs de l’arc-en-ciel, nommé iris par les poètes. Cette fleur est différente selon les lieux. […] La meilleure est celle qui a les racines fort courtes, massives, difficiles à rompre, de couleur roussâtre, amères au goût, qui ont une odeur franche, sans sentir le moisi, et qui font éternuer quand on les pile. Dioscoride dit que l’iris résout et atténue les humeurs que l’on a peine à cracher à cause de leur grosseur, et que prise en breuvage avec de l’eau miellée, au poids d’une drachme, elle purge la colère {a} et les gros flegmes, fait dormir et est fort bonne aux tranchées de ventre. On tire une eau de sa fleur, qui est propre aux hydropiques. Sa racine est odoriférante et après qu’on l’a broyée, on la mêle avec de la poudre ; et c’est ce qu’on appelle poudre d’iris. »


  1. La bile, v. supra notule {c}, note [10], pour Dioscoride.

L’édition de Francfort (1667, page 37) a appliqué cette correction.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Sebastian Scheffer, le 24 mai 1665. Note 19

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(Consulté le 09.12.2022)

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