L. latine 351.  >
À Sebastian Scheffer,
le 24 mai 1665

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[Ms BIU Santé 2007, fo 190 ro | LAT | IMG]

Au très distingué Sebastian Scheffer, docteur en médecine, à Francfort. [a][1]

En lisant votre lettre que m’a remise l’imprimeur de Genève, dont je vous remercie immensément, je suis tombé dans un insondable chagrin en apprenant la mort de votre très distingué père ; [2] j’en suis extrêmement peiné, priant sincèrement pour les mânes de cet excellent homme Sit ei terra levis, et placide quiescat in sinu Abrahæ[1][3][4] En même temps, le petit garçon qui vous est né m’enchante et adoucit mon chagrin, avec la consolation et l’espérance qu’il vivra dans un siècle meilleur. Parmi ce que je vous ai envoyé, vous trouverez beaucoup d’excellentes choses du très distingué Caspar Hofmann, [5] le phénix de votre Allemagne ; je vous laisse juger l’opportunité de les publier et m’en remets à votre parole. [2] N’espérez pas que je vous envoie l’errata typographique qu’Hofmann a dressé et lui-même écrit pour son traité de Medicamentis officinalibus[6] car jamais je ne l’ai eu et nul ne me l’a jamais fait parvenir. J’ai néanmoins su que l’auteur a jadis songé à me l’envoyer ; ce qu’il n’a jamais fait, en ayant peut-être été empêché par la mort, au moment il avait cela en tête. Ce que j’ai ici sous la main, de la plume même d’Hofmann, est un errata de ses Institutiones medicæ, éditées à Lyon en 1645, [7] que Charles Spon, médecin de Lyon, [8] m’a jadis transmis ; mais cela ne vous servira à rien, à moins que l’un de vos imprimeurs ne veuille en préparer une nouvelle édition. Si cet errata du livre de Medicamentis officinalibus devait exister quelque part, ce serait sans doute chez M. Johann Georg Volckamer, [9] médecin à Nuremberg, qui est un excellent homme et fort mon ami ; je lui en dirai un mot dès que je lui écrirai. En attendant pourtant, je vous transmets une liste d’erreurs que j’ai relevées dans ce livre de Medicamentis officinalibus[3]

Page 108, ligne 26, additur de Ocul. c. v. [4][10]
Page 109, ligne 8, hoc tolli volui parenthesi[5][11]
Page 253, ligne 4, quæ eadem est, au lieu de illud[6]
Page 254, ligne 25, lire Lobelio nimia, satis illi fuit calidas et siccas[7][12]
Dans l’épître dédicatoire que m’adresse l’auteur, à côté du texte grec, écrire lib. v Ethic. ad Nicom. cap. 9[8][13]
Dans la préface, page 1, ligne 22, tantum non infinito[9]
Page 2, ligne 25, Imperatum, lib. v. Hist. nat. cap. 41[10][14][15]
Page 3, ligne 15, lib. 6. cap. 33 ; même page, dernière ligne, vomitum provocaturo ; même page, ligne 24, lire fatiscat in pulverem[11]
Page 6, ligne 14, Mesue interpres[12][16][17]
Page 13, ligne 2, Atqui, ligne 4, delet Anguillara ; [18] même page, ligne 35, Purgantibus, utrobique est[13][19][20][21]
Page 14, antépénultième ligne, απο του βρυω. [14][22]
Page 30, ligne 4, Teüfels Kopf ; même page, ligne 33, inverser gr. vj. et se numquam[15][23][24]

[Ms BIU Santé 2007, fo 190 vo | LAT | IMG]

Page 31, ligne 19, Coxis apposita[16][25]
Page 39, ligne 19, alii alio divertunt[17][26]
Page 42, ligne 12, remplacer vigorat par acuit ; même page, mettre raphanum[18][27]
Page 46, ligne 11, au lieu de mereatur, lire moveat[19][28]
Page 48, ligne 23, alii substitui, sine manifesto damno, si ; même page, ligne 25, Dicam quasi[20][29]
Page 51, ligne 32, fervidissimo[21][30]
Page 69, ligne 28, graviore esse ; même page, ligne 35, habet et rhabarbarum[22][31][32]
Page 70, ligne 33, κυν. κυνοσβ. ; ligne 35, earundem censu[23][33]
Page 73, ligne 3, tantum hoc est, sed et ; ligne suivante, enlever hoc[24]
Page 78, ligne 14, succum hunc dabat ; même page, ligne 27, enim et alterum ; même page, ligne 29, Manardum ridere[25][34]
Page 82, ligne 7, autem Dioscoridi ; [35] même page, ligne 10, est : at sarco[26][36]
Page 85, ligne 2, Scammonium tamdiu bonum est, diagredium facile exolescit ; [37] même page, ligne 33, si quid Helleboro nocentius. Hinc Oribasius[27][38]
Page 86, ligne 27, ut suo loco[28]
Page 90, ligne 4, fieri aiunt per acc. ; même page, ligne 24, Id ipsum etiam in infuso ; même page, ligne 35, Ex Sena duo fiunt[29][39][40]
Page 95, ligne 3, ab ℥ ij. ad v[30][41]
Page 102, ligne 4, in calore autem subsistere ; même page, ligne 8, Absinthium tu intellige Ponticum[31][42]
Page 112, ligne 29, ακριβολογειν. [32][43]
Page 116, ligne 16, in Ruellium, qui ; [44] même page, ligne 31, Avic. 6.4. tr. 3. c. 33 ; [45] même page, ligne 33, lib. 2. c. 146[33][46]
Page 137, ligne 5, Aaron ; même page, ligne 8, δρακοντιας. [34][47]
Page 144, ligne 8, ξυλον θυινω εοικος. [35]
Page 154, ligne 18, Caput 33 ; page 156, ligne 3, Caput 34[36]
Page 159, ligne 12, 7. epid. 89. in uxore Polemarchi, 7. Epid[37][48][49]
Page 163, ligne 23, Hipp. 2. etc[38][50][51]
Page 166, ligne 22, supprimer la répétition de Bauhini[39][52][53]
Page 168, ligne 24, Sumitur vel ut alimentum, vel ut medic[40]
Page 172, ligne 23, Caltham palustrem[41][54]
Page 179, ligne 12, suavius, et[42][55]
Page 183, ligne 18, hujus cardui[43][56]
Page 190, ligne <15>, au lieu de Lemovicenses, lire Petragoricenses[44][57]
Page 194, ligne 11, drachmæ unius tertia parte[45][58]
Page 207, dernière ligne, Melæ[46][59]
Page 213, ligne 26, 6. Hist. 16[47][60]
Page 216, ligne 16, colligatam[48][61]
Page 229, ligne 1, 7. Simpl. ; même page, ligne 25, at non illi[49][62] Page 243, ligne 28, habet enim ; même page, avant-dernière ligne, habent simul[50][63]
Page 246, ligne 15, Dalec. dicitur[51][64]
Page 248, ligne 35, monet, quæ adduntur[52][65]
Page 249, ligne 3, ικμαζοντα ; même page, ligne 6, ικμαζοντα. [53]
Page 250, dernière ligne, in hac dosi vel substitisse, vel ad ℈ß vel descendisse ad ℈ß aut ad ℈j. ascendisse, præsertim[54][66]
Page 251, ligne 25, Constantinus, Africanus[55][67]
Page 256, ligne 6, adimit Galenus[56][68][69]
Page 260, ligne 17, Melopepones aut Melones[57][70]
Page 272, lignes 11 et 12, Sandaracam et Colophoniam ; [71][72] même page, ligne 29, in Hetruria, rustici, in defectu aliorum, aut etiam in dys. ; ligne suivante, comedunt et sentiunt[58][73]
Page 279, ligne 14, Eupatorium Mesue fere adhiberetur[59][74]
Page 283, ligne 20, hodiernam differe a Colocasia[60][75]
Page 290, ligne 28, dicit decoctum ficuum, Siræum[61][76]
Page 293, ligne 25, Casaubonum in Strab. [62][77][78][79][80]
Page 298, ligne 22, Caput xcvi[63][81]
Page 399, ligne 2, tantum fert dictum ορνεογλ. ; même page, ligne 19, hoc siccamus[64]
Page 301, ligne 11, ejus usus est adjuvandam[65][82]
Page 306, ligne 11, Galenus et Paulus[66][83][84]
Page 307, ligne 3, Genistæ differentes foliis[67][85]
Page 309, ligne 18, brutis succurrat[68][86]
Page 313, ligne 20, ex Plinio docemur ; [87] même page, ligne 23, fortassis, cui αδιψσος. [69][88][89]
Page 314, ligne 21, ubi vestes inde factas lanigeras[70][90]
Page 317, ligne 20, scindendo, pondere, ôter alias[71][91]
Page 340, ligne 27, à Bodæo in Theop[72][92][93][94]

[Ms BIU Santé 2007, fo 191 ro | LAT | IMG]

Page 359, ligne 12, persuadet legendum esse[73][95]
Page 360, ligne 21, etiam viscerum[74][96][97]
Page 369, ligne 7, Vide lib. 6. de sanit. tuenda, cap. 8. et 7. ; même page, ligne 22, ubi hæ πευκι ; même page, ligne 36, quod sciam[75][98]
Page 372, ligne 21, hoc est[76][99]
Page 373, ligne 27, hanc an ex recentibus navibus petas, an ex ; ligne suivante, quam duo simplicia[77][100]
Page 379, ligne 35, a Monarde[78][101][102][103]
Page 381, ligne 28, calidum et humidum perfecte et plus[79][104]
Page 386, ligne antépénultième, diversa est ratio vini Hippoc[80][105][106]
Page 388, ligne 5, Sassifragiam addit ? Même page, ligne 15, sapit ut fœniculum ; même page, ligne 18, hoc., supprimer esse[81][107][108]
Page 390, ligne 5, cap. 24. et lib. 24[82][109][110]
Page 397, avant-dernière ligne, nihil aliud est[83][111]
Page 405, ligne 24, exsculpseris ; ligne suivante, sunt et natal[84][112]
Page 412, ligne 13, Quod enim illi ; même page, ligne 15, fortasse an in[85][113]
Page 415, ligne 23, ex cortice radicum cocto et contuso[86]
Page 423, ligne 10, non ex l. c. tantum, sed ex cap[87][114]

Mais je m’arrête là sans aller plus loin, car voici que, sans y penser ni l’espérer, me tombe dans les mains l’Index erratorum libri de Medicamentis officinalibus[88] écrit par l’auteur lui-même et qu’il m’a jadis envoyé, dont pourtant je ne m’étais pas souvenu. Je vous l’envoie donc : employez-le et amendez-le, pour qu’enfin paraisse votre nouvelle édition, mieux revue et corrigée que la nôtre de Paris. Portez-vous bien, très distingué Monsieur, et aimez-moi.

De Paris, le 24e de mai 1665. [89]

Vôtre de tout cœur, Guy Patin.


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× Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Sebastian Scheffer, le 24 mai 1665

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(Consulté le 15.10.2019)