À Sebastian Scheffer, le 24 mai 1665
Note [55]

Page 251 (Paris, 1646), toujours sur le dosage du safran (v. supra note [52]), ligne 25 (§ 23), remplacer Constant. African. par Constantinus Africanus dans :

Sed quæ tandem est illa dosis, à qua periculum est ? Mihi distincte nihil compertum est. Dioscor. quidem, Serapio, Avicen. Constant. [Constantinus] African. [Africanus] omnes, ex aliorum sententia, scribunt ʒ iij. interficere.

[Mais quelle est donc la dose à partir de laquelle il y a danger ? Je n’ai rien trouvé de bien certain là-dessus. Dioscoride, Sérapion {a} et Constantin l’Africain {b} écrivent tous, selon les dires d’autres auteurs, que la dose de 3 dragmes est mortelle].


  1. Jean Sérapion est un médecin assyrien chrétien du ixe s. qui a compilé les travaux de ses prédécesseurs. On lui attribue, entre autres ouvrages, un Traité des simples, qui fut imprimé pour la première fois à la fin du xve s.

  2. Compilateur et restaurateur des textes d’Hippocrate et Galien au xie s., Constantin l’Africain (Constantinus Africanus) était originaire de Carthage. Il avait voyagé au Moyen-Orient pour y acquérir le savoir des Arabes ; à son retour, il fut chassé de sa ville natale et se réfugia à Salerne, où il se fit moine et fonda l’École de Salerne (v. note [4], lettre 12).

La réédition de 1667 (page 201) a partiellement appliqué la correction : Constant. Africanus.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Sebastian Scheffer, le 24 mai 1665. Note 55

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(Consulté le 12.04.2021)

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