À Sebastian Scheffer, le 24 mai 1665
Note [58]

Page 272 (Paris, 1646), livre ii, deux requêtes portant sur deux chapitres consécutifs.

  1. Sur le chapitre lxxxiv, De Elemi seu Elemmi, seu Elevi gummi [L’Élémi ou Élemmi, ou résine d’Élevus (arbre oriental incertain)], lignes 11 et 12, développer deux abréviations à la fin du § 3, commentant un passage d’Euricius Cordus (v. supra notule {a‑iii} note [46]) :

    Est autem, intus quidem vere flavum, maculis quibusdam candicantibus distinctum : foris autem in flavo sordidum, thuris modo pingue, odore acri et vehementi, qualis fere Sandaracæ, aut potius Colophoniæ, sapore inter thus, Sandarac. [Sandaracam] et Colophon. [Colophoniam].

    [Au dedans, il est d’un jaune profond, qui se distingue par quelques taches tirant sur le blanc ; mais au dehors, il est jaune sale, gras à la manière de l’encens, d’odeur âcre et puissante, ressemblant à celle de la sandaraque et de la colophane, {a} avec un goût intermédiaire entre celui de l’encens, de la sandaraq. (sandaraque) et celui de la colophan. (colophane)]


    1. La sandaraque est la résine odorante qui découle du thuya aphylla.

      La colophane est le résidu résineux de la distillation de la térébenthine.

  2. Sur le chapitre lxxxv, De Equiseto [La Prêle queue-de-cheval ou chevaline], trois requêtes sur le § 3, lignes 29‑31, menant, pour plus de clarté, à le réécrire.

    • Forme originelle :

      Huius Asparagos, authore Matthiol. in Hetruria, modo in defectu melioris, modo in dysenteria, aliisque alvinis fluxibus, comedunt Hetrusci, et sentiunt aliquando ita sibi stringi ventrem, ut colici fiant.

      [Au dire de Matthiole, en Étrurie, {a} tantôt faute de mieux, tantôt en cas de dysenterie et autres flux de ventre, les Étrusques consomment cette sorte d’asperges {b} et éprouvent parfois qu’elle leur resserre tant les intestins qu’ils ressentent des coliques].


      1. L’Étrurie est l’ancien pays des Étrusques, aujourd’hui la Toscane et les Toscans. V. note [42], lettre 332, pour Matthiole et son commentaire de Dioscoride (Venise, 1544).

      2. La racine de la prêle (aussi nommée queue-de-rat, mais abusivement qualifiée ici d’asperge) est creuse et si ligneuse que les tourneurs, les couteliers ou les doreurs s’en servaient pour polir leurs ouvrages. La prêle étant fort vulnéraire et fort astringente, on ordonnait sa décoction dans le crachement de sang, dans les flux immodérés des hémorroïdes et des règles (Trévoux).

    • Forme désirée par Guy Patin :

      Huius Asparagos, authore Matthiol. in Hetruria, rustici in defectu aliorum, aut etiam in dysenteria, aliisque alvinis fluxibus, comedunt et sentiunt…

      [Au dire de Matthiole, en Étrurie, à défaut d’autres remèdes, ou aussi en cas de dysenterie et autres flux de ventre, les paysans consomment cette sorte d’asperges…]

La réédition de Francfort (1667, page 218) a appliqué toutes ces corrections.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Sebastian Scheffer, le 24 mai 1665. Note 58

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(Consulté le 09.12.2022)

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