À Sebastian Scheffer, le 24 mai 1665
Note [61]

Page 290 (Paris, 1646), livre ii, chapitre xci, De Ficubus [Les Figues], ligne 28 (§ 24), ajouter decoctum ficuum [décoction de figues] dans :

Gal. 6. κ. τοπ. 3. 7. κ. τοπ. 1. dicit [decoctum ficuum], Siræum a quibusdam vocari, et habere facultatem abstergendi sine morsu.

[Au 6e livre, chapitre iii, et au 7e, chapitre i, κ. τοπ. {a} Galien dit que certains donnent (à la décoction de figues) le nom de siræum, {b} et qu’elle a la vertu d’être astringente sans être âpre au goût].


  1. Traité de Galien sur la composition des médicaments selon les lieux affectés (κατα τοπους, v. note [22], lettre 527).

  2. Le siræum (siraios en grec) est un vin cuit qu’on consommait dans l’Antiquité. Pline en parle au chapitre xi, livre xiv de son Histoire naturelle (Littré Pli, volume 1, page 532), parmi les vins doux (qui cherchent à imiter le goût du miel) :

    Nam siraeum, quod alii hepsema, nostri sapam appellant, ingeni, non naturae, opus est musto usque ad tertiam mensurae decocto. quod ubi factum ad dimidiam est, defrutum cr. omnia in adulterium mellis excogitata, sed priora uva terraque constant.

    « Le siræus, que nous appelons sapa, nommé hepsema ailleurs, est le produit de l’art et non de la nature : on le prépare en faisant bouillir du moût jusqu’à ce qu’il soit réduit au tiers ; quand il est réduit à moitié, nous l’appelons defrutum. »

La réédition de Francfort (1667, page 232) a appliqué cette correction.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Sebastian Scheffer, le 24 mai 1665. Note 61

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(Consulté le 28.11.2022)

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