À Sebastian Scheffer, le 24 mai 1665
Note [75]

Page 369 (Paris, 1646), dans les sections du chapitre cxxv, livre ii (v. supra note [73]), intitulées Picea [Le Sapin] et Pinus [Le Pin], trois requêtes.

  • Ligne 7 (§ 53, sur le sapin), dans deux références à Galien, remplacer Vide 6. San. tuendæ et 8. 7. κ. γεν. 3. par Vide lib. 6. San. tuendæ cap. 8. et 7. κ. γεν. 3. [Voyez le 6e livre de la Préservation de santé, chapitre. 8, et le 7e κ. γεν., chapitre 3]. Ces deux traités sont :

    • De Sanitate tuenda [La Préservation de santé], qui comprend six livres ;

    • κατα γενη, titre grec abrégé du De Compositione medicamentorum per genera [La Composition des médicaments par genres], qui comprend sept livres.

  • Ligne 22 (§ 56, sur le pin) corriger une coquille, πικι pour πευκι [pins] dans :

    Turbant alii ex Plutarcho 3. Sympos. 2. et postea lib. 5. cap. 6 ubi hæ πικι [πευκι] distinguuntur απο των στροβιλων.

    [D’autres embrouillent les choses en citant Plutarque au 3e livre des Sumposiakoi, chapitre 2, et plus loin, au 5e livre, chapitre 6, où il distingue ces pins des mélèzes]. {a}


    1. Deux références aux Propos de table de Plutarque.

      • Livre iii, chapitre 2 : « Aussi les sols montueux, exposés aux vents et à la neige, produisent-ils les arbres avec lesquels on fait des torches et qui donnent de la poix, notamment des sapins et des mélèzes. »

      • Livre v, chapitre 3 (et non 6) : « Le pin et les arbres de la même famille, à savoir le sapin et le mélèze, fournissent les bois les plus propres à la navigation. »
    2. Sapin (Furetière) : « arbre qui croît fort haut et fort droit, surtout dans les montagnes, qui est fort sec et léger. Le sapin est un grand arbre résineux si semblable à la pesse [pin, picea], que les charpentiers prennent l’un pour l’autre. Tous deux sont de même grandeur, et jettent des feuilles longues, dures et épaisses ; mais celles de la pesse sont plus noires que celles du sapin, et quelque peu plus larges, plus tendres, lisses et moins poignantes [piquantes]. L’écorce du sapin est blanchâtre et se rompt quand on la plie ; mais celle de la pesse tire sur le noir, et est gluante et pliable comme une courroie. Les branches de la pesse pour la plupart pendent contre terre, ce qui n’advient point aux branches de sapin. Le bois de pesse est plus beau et meilleur, et il a les veines plus droites et avec moins de nœuds que le sapin. La résine de la pesse est congelée, ainsi que de la gomme, entre l’écorce et le bois, quoiqu’elle produise quelquefois une liqueur claire et liquide comme le bijon ; mais le sapin a une espèce d’apostume entre l’écorce et le bois, qui est une liqueur excellente qu’on appelle lacrima, comme qui dirait larme de sapin. Son fruit est de la longueur d’une paume, fort serré par des écailles entrelassées, où sa semence est contenue, qui est blanche. En latin abies. C’est de sa résine qu’on fait la poix. La plupart des mâts se font de sapin. Le sapin est bon à bâtir, pourvu qu’il ne soit point enfermé et couvert de plâtre. »

  • Ligne 36 (§ 58, sur le pin), remplacer quod sciamus [que nous sachions] par quod sciam [que je sache] dans :

    apus Gal. […] στροβιλινον φυσημα non est στροβιλινη, sed πευκινη. Quis enim in strobilo quærat φυσημα ? Ita, cum in comparatione resinarum sæpe habeat strobilinam, pineam (quod sciamus [sciam]) nunquam : sum eius sententiæ, pineam intelligi.

    [dans Galien (…) la résine des pignons de pin n’est pas celle du pignon, mais bien celle de la pomme du pin. Qui donc irait chercher de la résine dans le pignon de pin ? Puisqu’il mentionne souvent le pignon de pin dans la préparation des résines, mais jamais, à ce que nous sachions (je sache), la pomme de pin, je suis d’avis qu’il faut y remplacer pignon par pomme de pin]. {a}


    1. Cette ergoterie sémantique m’a paru oiseuse : Gaffiot donne à strobilius le double sens de pomme et de pignon de pin, et Bailly ajoute à στροβιλος, par extension, le troisième sens de l’arbre lui-même.

La réédition de 1667 (pages 293‑294) a appliqué ces trois corrections.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Sebastian Scheffer, le 24 mai 1665. Note 75

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(Consulté le 26.10.2020)

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