À Charles Spon, le 22 mars 1648
Note [2]

Nicolas Picques, marchand bourgeois de Paris, voyageait souvent entre la France et la Bavière, transportant occasionnellement lettres et livres que Guy Patin et Charles Spon échangeaient avec leurs amis de là-bas. Picques est omniprésent dans les lettres latines de Patin à Johann Georg Volckamer, qui vivait à Nuremberg. Il fut élu échevin de l’Hôtel de Ville de Paris en août 1668 pour quatre ans (v. note [3], lettre latine 459).

Dans sa lettre à Spon du 10 avril 1654, Patin a parlé d’un Picques résident de France en Suède, mais selon toute vraisemblance, il s’agissait d’un homonyme.

Dans sa lettre à Jacob Spon, datée du 12 mars 1671 (Moreau, lettre 37), Charles Patin, en exil à Strasbourg, s’est amèrement plaint de Picques :

« J’attends mes paquets avec une impatience que je ne vous puis exprimer : malheur à moi de me fier à mon père, malheur à mon père de se fier à M. Picques, malheur à M. Picques de se fier à son commis, et malheur à son commis de nous tromper tous, ce qui me fait grand tort. »

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 22 mars 1648. Note 2

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(Consulté le 19.10.2019)

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