À Charles Spon, le 28 août 1668
Note [2]

V. note [3], lettre 935, pour Louis Le Vasseur et son livre contre Sylvius.

Charles ii de La Sale Drelincourt (Paris 1633-Leyde 1697) était fils de Charles i, pasteur qui prêchait à Charenton (v. note [8], lettre 513). Charles ii s’était fait recevoir docteur en philosophie à Saumur en 1650, puis, renonçant à entrer dans le ministère évangélique, était parti à Montpellier en 1651 pour y être reçu docteur en médecine en 1655. Dès l’année suivante, Turenne l’avait choisi comme médecin. Peu après, Drelincourt avait reçu le titre de premier médecin des armées françaises en Flandre et devint successivement médecin du roi (1663), professeur d’anatomie et de médecine à Leyde (1668), recteur de l’Université de cette ville et enfin, médecin de Guillaume d’Orange, futur roi d’Angleterre.

Il a laissé un grand nombre d’ouvrages principalement médicaux. Celui qui venait alors de paraître s’intitulait Caroli Drelincurtii Regis Consiliarii et Medici Ordinarii, de Partu octimestri vivaci, Diatriba. Editio tertia… [Discussion de Charles Drelincourt, médecin et conseiller ordinaire du roi, sur l’Accouchement viable au 8e mois. Troisième édition…] (Paris, André Cramoisy, 1668, in‑4o). On y remarque un poème de 14 vers, écrit par Charles Spon, In commendationem huius Opellæ, Trochaici [Trochées en recommandation de ce petit ouvrage]. Le texte est une thèse (An partus octimestris vitalis ? [L’accouchement au 8e mois est-il viable ?]) concluant à l’affirmative.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 28 août 1668. Note 2

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(Consulté le 08.08.2020)

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