À Charles Spon, le 5 octobre 1655, note 21.
Note [21]

« le jeune et pauvre Arpinas ne comprenait pas la nécessité et le mérite de la saignée. »

Dans Juvénal (Satire viii, vers 245 et suivants), Arpinas désigne un pauvre habitant d’Arpinum (Arpino, patrie de Cicéron) dans la montagne des Volsques (Latium) ; rustre, mais acharné au travail des champs, il brilla par sa bravoure dans la guerre contre les Cimbres (dite de Jugurtha) en 102 av. J.‑C. :

« Voilà pourtant l’homme qui se charge de recevoir les Cimbres et de faire face aux plus extrêmes périls, et couvre à lui seul la ville affolée. Aussi, quand déjà, vers les Cimbres massacrés, volaient les corbeaux qui jamais n’avaient touché cadavres plus gigantesques, son collègue noble ne reçoit le laurier qu’après lui. » {a}


  1. Ce jeune homme d’Arpinum devint le grand consul romain Caius Marius, dit le Sage, adversaire malheureux de Sylla : v. notule {a}, note [31] du Borboniana 10 manuscrit.

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 5 octobre 1655, note 21.

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(Consulté le 23/05/2024)

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