À Charles Spon, le 10 avril 1650
Note [23]

Je n’ai pas trouvé trace du président Base (ou Bose, que Laure Jestaz, y voyant plutôt un R qu’un B, a considéré comme étant Toussaint Rose, secrétaire de Mazarin, puis de Louis xiv). Les mémoires du temps ne manquent pas de détails sur le voyage du comte de Pigneranda (v. note [5], lettre 175) qu’on était en train de préparer. Le diplomate espagnol quitta Bruxelles l’après-midi du 18 mai.

Dubuisson-Aubenay (Journal des guerres civiles, tome i, page 265, 26 mai 1650) :

« Le comte de Pigneranda, ci-devant plénipotentiaire pour la paix à Münster, passe auprès de Paris sans y entrer, s’en retrournant des Pays-Bas en Espagne avec notre passeport et escorté, depuis notre frontière, d’un maître d’hôtel du roi, le sieur Marandé, d’un gentilhomme servant du roi, d’un courrier servant du roi, d’un courrier de cabinet et du nommé Le Féron, qui est à M. de Loménie-Brienne, secrétaire d’État pour les Étrangers.

Ils l’ont amené par Beauvais et Pontoise, de doute qu’il ne fût rencontré sur le chemin ordinaire et abouché par ceux de sa correspondance. »

La reine lui envoya à Senlis « M. de Marandé, maître d’hôtel du roi [v. note [13] des Affaires de l’Université en 1650-1651, dans les Commentaires de la Faculté], pour le complimenter et pour lui proposer une petite conférence en passant sur les moyens de renouer le traité de paix » (Journal de la Fronde, volume i, 20 mai, fo 220 vo). Ensuite, il continua son chemin sans encombre par la Touraine, la Guyenne et Saint-Jean-de-Luz.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 10 avril 1650. Note 23

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(Consulté le 27.09.2021)

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