À André Falconet, le 31 janvier 1659, note 26.
Note [26]

Aujourd’hui commune limitrophe de Paris au nord-est (Seine-Saint-Denis), Pantin était alors un village réputé pour son « bon air ». Comme filles et garçons y avaient la réputation d’exceller dans la danse, Pantin a donné leur nom aux figures de carton coloriées qu’on met en mouvement au moyen de fils (Littré DLF).

Universa Medicina [Médecine universelle] (Francfort, 1607, pages *** ro‑vo), Ioannis Fernelii Vita [Vie de Jean Fernel], par son neveu, Guillaume Plancy (v. note [1], lettre 80) :

Uxoris hortatu prædium Pentinianum annis aliquot antequam e vivis abierit, comparavit, ad quod colligendi animi gratia e turbulentis urbis fluctibus tanquam in tranquillum portum se aliquando reciperet. Verum vix semel, aut bis in anno eo proficisci voluit. Erat enim hoc robore animi, atque hac indole virtutis, et continentiæ, ut respueret omnes voluptates, omnemque vitæ suæ cursum in labore corporis, atque in animi contentione conficeret, quem non quies, non remissio, non æqualium studia, non ludi, non convivia delectarent, nihil in vita expetendum putaret, nisi quod esset cum laude et honore, et cum dignitate coniunctum, nihilque ex omnibus rebus humanis præclarius, aut præstantius haberet, quam de Republica Christiana bene mereri, afflictis opem ferre, periculis ægrotos liberare, succurrere omnium saluti, suamque salutem posteriorem salute communi ducere ; denique intercludere omnes morborum vias.

[Sur l’exhortation de son épouse, quelques années avant de mourir, il acquit une maison des champs à Pantin. Il s’y retirait de temps en temps pour se reposer l’esprit des troubles continus de la ville, comme en un havre de paix, mais sans vouloir s’y rendre plus d’une ou deux fois l’an. Telles étaient en effet sa force d’âme et son penchant pour la vertu et la retenue, qu’il repoussait tous les plaisirs et consacrait ses journées entières aux exercices d’un corps et aux travaux d’un esprit auxquels ni le calme, ni le repos, ni l’affection de ses pairs, ni les distractions, ni les festins ne procuraient de plaisir. Il pensait ne devoir rien attendre de son existence qui ne s’associât à la gloire, à l’honneur et à la dignité. De toutes les occupations humaines, il n’en tenait aucune pour plus brillante et éminente que de bien mériter de la chrétienté, de porter secours aux affligés, de libérer les malades du danger, de subvenir au salut de tous et de le mettre devant le sien propre, et enfin de barrer la route à tous les maux].

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 31 janvier 1659, note 26.

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(Consulté le 23/04/2024)

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