À André Falconet, le 22 octobre 1660
Note [3]

Syncope n’est pas à prendre ici au sens de syncope cardiaque (mortelle, v. note [15], lettre 554), mais au troisième sens donné par Furetière : « soudaine et forte défaillance des facultés naturelles, et principalement de la vitale, qui fait que le malade demeure sans aucun mouvement ; et pour cette cause les Anciens l’ont appelée petite mort. La syncope arrive par trois raisons : la première, par une trop grande dissipation d’esprits ; la seconde, par leur oppression ou obstruction, comme dans la crainte et dans les violentes surprises, qui font rebrousser les esprits vers le cœur en abandonnant tout le reste du corps ; la troisième, par corruption, comme il arrive aux corps cacochymes ou qui ont des plaies empoisonnées. »

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 22 octobre 1660. Note 3

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(Consulté le 28.01.2021)

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