À Johann Daniel Horst, le 3 juin 1665
Note [3]

V. note [17], lettre 455, pour la dynastie des Colot.

Louis Duret a parlé d’eux au chapitre xxii, De Morbis vesicæ [Les Maladies de vessie] de son commentaire sur les Hippocratis Magni Coacæ Prænotiones [Prénotions coaques du grand Hippocrate] (Paris, 1588, page 361, lignes 11‑16 ; v. note [10], lettre 11) :

Præstat igitur cum dubia salute opitulari caculoso, quàm ipsum relinquere cum certa desperatione. Hic silendum mihi est medico : quod ea curatio, ex dictatoris edicto, pertinet ad chirurgum, incidendi et evellendi peritum. Qualem ipsi vidimus utrumque Laurentium Collodæum, patrem et filium. Qualem etiam speramus fore nepotem Philippum. Deum rogo ut conatus eorum bene fortunet, ad immortalem sui nominis gloriam, et Reipublicæ utilitatem.

[Il convient donc de porter assistance aux calculeux {a} sans certitude de réussite, plutôt que de les abandonner à une perte certaine. Il me faut ici réduire le médecin au silence, parce que ce traitement, conformément au décret du Maître, {b} appartient au chirurgien, qui a l’habileté de couper et d’extraire. Tels voyons-nous les deux Laurent Colot, le père et le fils. Tel aussi espérons-nous que sera leur petit-fils Philippe. {c} Je prie Dieu d’être favorable à ses entreprises, pour l’immortelle gloire de son nom et le service de la cause publique].


  1. Malades souffrant de lithiase urinaire.

  2. Serment d’Hippocrate (Littré Hip, volume 4, page 631) : « Je ne pratiquerai pas l’opération de la taille, je la laisserai aux gens qui s’en occupent. »

  3. Philippe Colot, petit-fils de Laurent l’Ancien et fils de Laurent le Jeune, était le père de François Colot.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Johann Daniel Horst, le 3 juin 1665. Note 3

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(Consulté le 12.04.2021)

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