À Charles Spon, le 22 décembre 1651, note 30.
Note [30]

Antoine Mizauld (Antonius Mizaldus, Montluçon 1510 ou 1520-Paris 1578), docteur régent de la Faculté de médecine de Paris (non répertorié dans Baron), s’adonna aussi à l’étude des mathématiques et de l’astrologie auprès d’Oronce Finé , professeur au Collège royal (v. notle {b], note [7], lettre 298). Il acquit d’abord promptement de la vogue comme praticien, admis dans l’intimité de Marguerite de Valois. Surnommé l’Esculape (v. note [5], lettre 551) de la France, il finit par se persuader qu’il y avait en lui quelque chose de divin ; il abandonna la médecine comme indigne de lui, et se livra entièrement à l’astrologie judiciaire jusqu’à sa mort. Il a laissé une masse d’ouvrages dont Jacques-Auguste i de Thou a fait un grand éloge, mais que Gabriel Naudé a qualifiés de fatras d’inepties, de mensonges et de contes puérils (G.D.U. xixe s. et O. in Panckoucke).

Guy Patin citait ici son :

Opusculum de sena, planta inter omnes, quotquot sunt, hominibus beneficentissima et saluberrima. Autore Antonio Mizaldo Monluciano, Medico.

[Opuscule sur le séné, plante qui, parmi toutes celles qui existent, quelles qu’elles soient, est la plus bénéfique et la plus salutaire aux hommes. Par Antoine Mizauld, médecin natif de Monluçon]. {a}


  1. Paris, Federicus Morellus, 1572 et 1574, in‑8o.

    Il n’y a pas eu de réédition latine ultérieure, mais il a été traduit en français (par Philibert Guybert ou, peut-être, par Patin), sous le titre de Traité du séné, la plus noble et plus salutaire plante qui soit en l’Univers, sans mention du nom de l’auteur, dans Toutes les Œuvres charitables de Phil<i>bert Guybert [v. note [25], lettre 6], écuyer, docteur régent en la Faculté de médecine à Paris, dédiées à Patin (v. note [3], de ma notice introductive sur le Traité de la Conservation de santé) par le libraire Jean Jost (Paris, Claude Marette, 1648, in‑8o, pages 342‑364).


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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 22 décembre 1651, note 30.

Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=0277&cln=30

(Consulté le 23/02/2024)

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