À André Falconet, le 1er février 1650
Note [5]

Retz (Mémoires, page 612) :

« Aussitôt que M. le Prince fut arrêté, M. de Bouteville, {a} qui est à présent M. de Luxembourg, passa sur le pont Notre-Dame à toute bride en criant au peuple que l’on venait d’enlever M. de Beaufort. L’on prit les armes, que je fis poser en un moment, en marchant avec cinq ou six flambeaux devant moi par les rues. M. de Beaufort s’y promena pareillement et l’on fit partout des feux de joie. »


  1. Fidèle de Condé, v. note [49], lettre 222.

Dubuisson-Aubenay (Journal des guerres civiles, tome i, page 206, 18 janvier 1650) :

« Le duc de Beaufort fut, en ce temps, {a} à l’hôtel d’Orléans, d’où il fut en carrosse et à cheval par le faubourg, rue et quartier Saint-André-des-Arts, et autres de la ville ; force gens du peuple parlant à lui et criant “ Vive le roi et le duc de Beaufort ”, et apaisant par ce moyen l’émeute qui s’était faite d’abord, que <quand> l’on avait cru le duc de Beaufort être celui que l’on aurait emmené prisonnier, et que le maréchal de L’Hospital {b} fut attaqué à la place Dauphine par le peuple ému de cette croyance et qu’il eut beaucoup de peine à assurer du contraire. En quelques quartiers, le peuple voulut faire feux de joie et en fut à peine empêché par les quarteniers. »


  1. Tandis qu’on arrêtait les princes.

  2. Alors gouverneur de Paris.

Le son est « la peau du blé moulu, qu’on sépare de la farine par le moyen d’un blutoir ou sas ou tamis fort délié. Le son gras est celui où on a laissé encore beaucoup de farine, qui n’a pas été bien passée ; son sec ou maigre, celui d’où on a tiré toute la farine. Dans les famines on mange du pain de son » (Furetière).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 1er février 1650. Note 5

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(Consulté le 23.09.2021)

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