À Charles Spon, le 8 juillet 1650, note 5.
Note [5]

Ouvertement.

Arnold Boot (Boate, Boetius ou Bootius ; Gorinchem [Gorkum], Hollande 1606-Paris 1653) avait consacré sa jeunesse à l’étude des langues anciennes : grec, latin, hébreu, chaldéen et syriaque. Cette première orientation décida des occupations du reste de sa vie car, quoiqu’il fût docteur en médecine de Leyde, il consacra toute sa vie à la littérature, à la philologie et à la critique des anciens livres sur la religion chrétienne. En 1630, son frère Geert (v. infra note [8]) avait attiré Arnold en Angleterre et il avait exercé pendant quelque temps la médecine à Londres. Le comte de Leicester, vice-roi d’Irlande, l’avait pris ensuite pour premier médecin et il s’était marié à Dublin ; mais après avoir habité la Grande-Bretagne pendant 14 ans, Boot avait été obligé de la quitter à cause des troubles qui la désolaient. Il s’était retiré à Paris où il passa sept années qui furent consacrées tout entières aux belles-lettres. La plupart de ses ouvrages sont étrangers à la médecine, ils ont pour objet divers points de controverse relatifs au texte hébraïque de l’Ancien Testament (J. in Panckoucke).

V. note [10], lettre latine 1338, pour les circonstances de sa mort relatées par Guy Patin, différentes de ce qu’on lit dans les biographies.

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 8 juillet 1650, note 5.

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(Consulté le 18/04/2024)

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