À André Falconet, le 24 octobre 1651, note 5.
Note [5]

Pline, Histoire naturelle (livre v, chapitre xv, § 4 ; Littré Pli, volume 1, page 221) :

Ab occidente litora Esseni fugiunt, usque qua nocent : gens sola, et in toto orbe præter cæteras mira, sine ulla femina, omni venere abdicata, sine pecunia, socia palmarum. In diem ex æquo convenarum turba renascitur, large frequentantibus, quos vita fessos ad mores eorum fortunæ fluctibus agitat. Ita per sæculorum milia (incredibile dictu) gens æterna est, in qua nemo nascitur. Tam fecunda illis aliorum vitæ pœnitentia est.

« À l’Occident, {a} mais à une distance du rivage {b} où il n’y rien à craindre des exhalaisons, sont les Esséniens, {c} nation solitaire, singulière par-dessus toutes les autres, sans femme, sans amour, sans argent, vivant dans la société des palmiers. Elle se reproduit de jour en jour grâce à l’affluence de nouveaux hôtes ; et la foule ne manque pas de ceux qui, fatigués de la vie, sont amenés par le flot de la fortune à adopter ce genre de vie. Ainsi, pendant des milliers de siècles, chose incroyable, perdure une nation où il ne naît personne, tant est fécond pour elle le repentir qu’ont les autres de leur vie passée. »


  1. De la Judée.

  2. De la mer Morte.

  3. V. note [19], lettre 229.

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 24 octobre 1651, note 5.

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(Consulté le 24/05/2024)

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