À André Falconet, le 28 août 1668, note 5.
Note [5]

« En notre ville se répand maintenant une affection maligne, mais qui n’est encore ni pestilente ni contagieuse. C’est une dysenterie à la fois mésentérique {a} et hépatique, {b} qui requiert la saignée et l’emploi des médicaments rafraîchissants et légèrement cathartiques : en un mot, c’est une dysenterie, une affection des intestins, qui a besoin de purgations fréquentes, mais rafraîchissantes tirées du plantain, {c} de la renouée, {d} etc. Salut. »


  1. V. note [4], lettre 69.

  2. Le flux hépatique était sanguinolent, v. note [4] de la Consultation 11.

    Les symptômes décrits et la saison orientent vers une dysenterie contagieuse, que divers microbes peuvent provoquer, tels ceux qu’on connaît aujourd’hui sous le nom de shigelles.

  3. Plantain : « herbe astringente et dessiccative qui croît à l’ombre et dans les lieux humides » (Furetière) ; « cette plante est vulnéraire, résolutive, fébrifuge ; on s’en sert dans la dysenterie, dans le crachement de sang, dans les flux immodérés des hémorroïdes et des mois [règles] » (Trévoux).

  4. Renouée : « plante médicinale qui croît dans les cours des maisons et presque par tous les grands chemins » (Furetière) ; « cette plante est fort vulnéraire et astringente, on s’en sert dans la dysenterie, dans le flux hémorroïdal, dans le crachement du sang et dans toutes sortes d’hémorragies » (ibid.).

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 28 août 1668, note 5.

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(Consulté le 21/05/2024)

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