À Johann Wepfer, le 7 août 1664
Note [5]

Samuel Eglinger (1638-1673), médecin de Bâle, était fils d’un pharmacien. Ayant reçu le bonnet doctoral à Bâle en 1661, il voyagea en France et en Italie, puis fut nommé professeur de mathématiques de la même université. Il a laissé quelques ouvrages académiques de médecine et de mathématiques (Z. in Panckoucke).

Eglinger a parlé de son voyage en France et de sa rencontre avec Guy Patin dans une lettre à Johann Caspar i Bauhin, datée de Paris le 25 novembre 1662 (Bibliothèque universitaire de Bâle, G2 I 12:Bl.67, référence que Marie-France Claerebout m’a fort aimablement signalée) :

E postremis meis, spectatissime Vir, Lugduno ad Te datis, procul dubio mensem meum percepisti Parisios proficiscendi, quousque et incolumis ipso D. Martini festo die perveni, atque secundo post Cl. Dn. Filium Tuum Jacobum salutavi, meaque officia obtuli, quocum, uti optime monuisti, dignissimum Senatus Parlamenti ingressum, plurimorumque exercitationum academicorum exordia simul vidimus atque audivimus, […] quem in finem quoque Cl. Dn. Pattin Prof. Regium salutavi, Tuasque litteras exhibui, quas humanissime suscepit, nullumque non officii genus in Tuis gratiam ac favorem, liberrime promisit.

[Très estimé Monsieur,

De la dernière lettre que je vous ai écrite de Lyon, vous aviez sans doute compris que j’ai passé mon mois à Paris. J’y suis parvenu sans le moindre encombre le jour même de la Saint-Martin et, immédiatement après avoir salué Monsieur votre très distingué fils, Jacob, {a} et lui avoir présenté mes civilités nous sommes ensemble allés voir, comme vous me l’aviez excellemment conseillé, la très solennelle rentrée du Parlement et entendre les annonces de plusieurs thèses de la Faculté. {b} (…) À la fin, j’ai aussi salué le très distingué M. Patin, professeur royal, et lui ai montré votre lettre, qu’il a très aimablement accueillie ; en votre honneur et faveur, il m’a très libéralement promis toute sorte de services].


  1. V. note [8], lettre latine 326, pour Johann Jacob Bauhin, sixième fils de Johann Caspar i.

  2. Les rentrées du Parlement et de la Faculté de médecine avaient lieu chaque année le 11 novembre, jour de la Saint-Martin d’hiver. Le doyen récemment élu, Antoine Morand, avait annoncé à la Compagnie des docteurs régents les sujets des thèses que les bacheliers allaient prochainement disputer.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Johann Wepfer, le 7 août 1664. Note 5

Adresse permanente : //www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=1340&cln=5

(Consulté le 20.10.2019)

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