À Gerardus Leonardus Blasius, le 28 janvier 1661
Note [51]

Page 203 des Commentaria, sur les fonctions du nez :

Magnus Theodori error, vertentis apud Aristotelem : Non posse in pectus trahi spiritum nisi naribus.

[La grande bévue de Théodore, {a} traduisant dans Aristote : On ne peut inspirer l’air dans la poitrine autrement que par les narines]. {b}


  1. Theodorus Gaza Thessalonicensis [de Thessalonique], philosophe et grammairien grec du xve s., a traduit du grec en latin plusieurs ouvrages d’Aristote.

  2. La citation d’Aristote se trouve au début du chapitre vii de son opuscule De la respiration ; en voici la traduction exacte :

    « De plus, en parlant de la respiration qui se fait par les narines, il {i} croit parler de la respiration la plus importante. Mais il y a tout ensemble, et la respiration par l’artère {ii} qui vient de la poitrine, et la respiration par les narines ; et sans la première, les narines ne sauraient du tout respirer à elles seules. Les animaux, quand on les prive de la respiration qui se fait par le nez, ne souffrent pas, tandis qu’ils meurent si on les prive de la respiration par l’artère. »

    1. Empédocle, philosophe et médecin sicilien du ve s. av. J.‑C. (v. première notule {b}, note [32] du Faux Patiniana II‑3).

    2. La trachée-artère (qui conduit l’air des cavités respiratoires supérieures aux poumons).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Gerardus Leonardus Blasius, le 28 janvier 1661. Note 51

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(Consulté le 04.02.2023)

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