L. latine 154.  >
À Gerardus Leonardus Blasius,
le 28 janvier 1661

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[Ms BIU Santé 2007, fo 94 vo | LAT | IMG]

Au très distingué M. Gerardus Blasius, professeur de médecine à Amsterdam.

Très sage Monsieur, [a][1]

Oh que me voici heureux et fortuné ! Quand je ne savais même pas que vous existiez, j’ai pourtant mérité votre affection ; ce que je reconnais tant par votre lettre fort érudite que par les deux livres que vous m’avez envoyés ; je vous en remercie tant qu’il m’est possible, jusqu’à ce que je trouve une occasion convenable de vous rendre la pareille ; ce que je ferai sans retenue si j’en suis capable. Je me félicite profondément et vous remercie de cet amour que vous avez manifesté à mon égard dans la publication de ces deux ouvrages, savoir l’Encheiridium de M. Riolan et le Syntagma de Johann Vesling. [1][2][3] Tel était mon destin de recevoir faveur et louanges d’hommes que je ne connais pas et dont j’ignorais même l’existence. Qui plus est, vous me demandez de vous inscrire dans la liste de mes amis : il serait assurément ridicule que j’en prenne ombrage, alors même qu’il m’incombe de rechercher cette faveur de vous ; et si je pouvais l’obtenir, je m’en trouverais très heureux. Rex sum, dit celui-là dans Plaute, si hunc hominem ad me pellexero ; [2][4] mais surtout, je m’estime heureux et m’estimerai tel dorénavant, et proclamerai partout mon bonheur d’une voix de stentor, [3][5] si vous me concédez cette faveur, comme vous faites, de vouloir être mon ami et de faire longtemps durer cet amour très précieux que vous me portez, dont la faveur m’échoit sans que j’aie rien fait pour la mériter.

Je vous félicite du fond du cœur pour la chaire de botanique que vous avez obtenue dans votre Université. [6] J’occupe ici la même depuis sept ans dans le Collège royal de Cambrai[7][8] à la place du très brillant homme qu’a été feu M. Riolan : [9] bien que je fusse indigne d’une charge si considérable, il m’a choisi pour successeur, de son vivant et par provision, avec le bienveillant agrément de notre roi très-chrétien, et avec édit royal, comme il aime à faire dans de tels cas. [10] [Ms BIU Santé 2007, fo 96 ro | LAT | IMG] À ma botanique se mêlent néanmoins deux autres compagnes, qui sont les enseignements de l’anatomie et de la pharmacie. Pour exercer les trois et remplir ma charge, j’ai coutume de m’y appliquer chaque année des mois de mars à août. [11] Nous avons ici Denis Joncquet, collègue dont j’ai jadis présidé le doctorat, il y a 23 ans, qui possède un petit jardin tout plein de diverses plantes. [4][12][13] Il a quelquefois écrit à M. Vorst, professeur à Leyde, qui est fort son ami. [14] Si vous pensez qu’on peut trouver ici chez nous certaines graines que vous désirez, écrivez-moi, car j’espère pouvoir vous les obtenir, soit gracieusement soit en payant, pour vous les envoyer, comme je ferai très volontiers. J’en ai déjà envoyé à Utrecht, à mon grand ami M. Christiaen Utenbogard, éminent docteur en médecine, excellent homme et parfaitement digne de l’affection de tous les honnêtes gens. [15] Si vous le connaissez, je le salue de tout cœur ; sinon, vous ne serez peut-être pas dépité d’avoir fait sa connaissance. C’est en effet un homme très remarquable et, pour vous le dire à la manière d’Homère, πολλων ανταξιος αλλων. [5][16] Je vous le recommande, et le déclare et signale donc comme étant digne de votre affection. J’ai encore d’autres amis en Hollande qui me sont très chers, savoir MM. Vander Linden [17] et Vorst à Leyde, le jeune Rompf à La Haye, [18] M. Isaac de La Fontaine à Amsterdam, [19] M. Stevartus, [20] Nicolaas Heinsius, [21] et d’autres. Je leur souhaite à tous une santé de lutteur.

Avant pourtant d’achever ce billet, si vous permettez, je vous dirai quelque chose de votre Commentarium sur le Syntagma de Vesling, que j’ai l’intention de lire entièrement quelque jour, ce que je ferai après que je l’aurai fait relier ; mais en attendant, je vous remercie de toutes mes forces d’y avoir très souvent nommé et loué notre très distingué M. Riolan. [6] Ce fut en effet un excellent homme, très savant, très zélé pour l’anatomie, au point d’être parfaitement digne de l’affection et de la bienveillance de tous les lettrés.

Page 34, Sic Annibal aceto saxa comminuit, et ita sibi iter fecit : cela se lit dans Juvénal, [7][22][23] le plus vigoureux des satiriques ; mais je crains que ce ne soit une image poétique, car ce fait semble impossible et d’autres n’en ont pas fait état, en particulier Polybe, écrivain des plus sérieux ; [8][24][25] en outre, bien des gens digèrent bien sans avoir du tout d’acide dans l’estomac. [9]

{Page 36, peu après le milieu, je préférerais Empyricis à Hydropicis ou Empyematicis.} [10][26][27]

Au bas de la page 46, j’ai souvent vu des volvulus à Paris : je n’admets aucun redoublement à son origine et j’affirme que cela n’en est pas la cause, car c’est une disposition inflammatoire de l’intestin qui provoque cette maladie. Beaucoup en viennent à bout par la phlébotomie, les cataplasmes tièdes, le demi-bain d’eau tiède et les lavements émollients. [28][29][30][31] Si la mort survient, ce qui résulte principalement d’un défaut de traitement au début de la maladie, on trouve à l’ouverture du cadavre un intestin entièrement noir, corrompu et parsemé de gangrène ; [32] mais nul n’a jamais pu voir ce redoublement imaginaire ; lequel, quoi qu’on dise, ne pourrait provoquer un tel délabrement et entraîner une si grave affection. Pour moi, l’inspection des cadavres fait foi, avec la recherche de la cause morbifique qui ne m’a jamais abusé. Fuyez les souffleurs chimiques et autres médicastres qui, sous prétexte de dédoublement imaginaire, recommandent les petites boules d’or ou les pilules de plomb dans une telle maladie et envoient les malheureux malades en enfer par ignorance de la véritable et propre cause. [11][33][34][35][36]

[Ms BIU Santé 2007, fo 96 vo | LAT | IMG]

Page 76, in quodam Parisijs dissecto, etc., j’ignore, très distingué Monsieur, qui vous aura dit qu’il fallait m’attribuer cette observation. [12][37] Voici comment cela s’est passé : au mois de décembre 1650, au début de mon décanat, [38] trois sicaires ont été condamnés au supplice de la roue pour avoir assassiné dans un carrosse un homme en vue ; [39] comme c’est la coutume, par arrêt du Parlement, en tant que doyen, j’ai accordé un des trois cadavres à maître Pierre Régnier, docteur en médecine de Paris et professeur de chirurgie, pour l’employer à démontrer les opérations chirurgicales. [40] On y trouva dans les deux hypocondres [41] une position inversée des deux viscères : la rate occupait le côté droit et le foie, le gauche ; et chaque organe possédait ses vaisseaux propres et distincts. À propos d’un fait si remarquable et si rare, mais qui n’est pas nouveau, M. Riolan a écrit un traité particulier, qui se trouve dans ses Opuscula varia et nova, publiés ici en 1652 ; [13][42] si vous ne l’avez pas, je vous l’enverrai sans peine afin que l’ayant vu, vous en éclairiez votre texte, dans l’espoir et l’attente que vous le rééditiez.

Même page, on doit lire Posthii, Iessenii, de La Chambre[14][43][44][45][46]

Page 77, Erasistratus et non Erisistratus[15][47][48] Partout et très souvent, votre imprimeur a commis des fautes dans les noms propres. Vous avez parfois loué deux vauriens qui ne méritent d’être ni nommés ni réfutés : ce sont Paracelse, infâme imposteur, et Van Helmont, autre charlatan. [49][50][51] Qu’ils aillent se faire pendre, et que ces défenseurs des fourberies et des tortures chimiques s’occupent donc de leurs affaires, car la nôtre n’atteste aucun des jugements que illi asini ad lyram ont porté sur nos controverses. [16][52] Le fait est manifeste pour tous ceux qui connaissent la vie de Van Helmont. J’aurai triomphé de Paracelse dès qu’on aura pris soin de lire Thomas Éraste, [53] Gesner, [54] Sennert, [55] Freitag, [56] Soner et bon nombre d’autres Allemands qui ont très exactement dépeint ce brigand. [17][57] En un mot, ces deux vauriens ne sont dignes ni d’être loués, ni même d’être blâmés par les dogmatiques. [58]

Page 79, la Nature est fort capricieuse et crée beaucoup de variations dans les vaisseaux des reins, dans les uretères et dans les vaisseaux spermatiques. Il n’y a là rien d’étonnant ; on découvre aisément cette diversité en disséquant les cadavres et je me rappelle l’avoir très souvent constatée moi-même. [18]

Page 80, à propos de Beverwijk : il est certain que parfois, quand un rein est affecté, l’autre est bientôt entraîné à s’accorder avec lui ; mais cela n’est pas constant. En effet, j’ai vu beaucoup de gens qui ont copieusement et abondamment pissé jusqu’à la fin de leur existence en n’ayant pourtant qu’un seul rein sain, l’autre étant épuisé, corrompu, pourri, ulcéré, anéanti, etc. ; et j’en ai souvent écrit à M. Jan van Beverwijk, mon intime ami. [19][59][60] Notre Riolan a abordé la même question à la page 144 de son Anthropographia[20][61][62][63]

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Page 84, pour Schenkio, Florentino, etc., qui est ce Florentinus, s’agit-il de Nicolas ? Au même endroit, n’est-ce pas plutôt Mundella que Mundanella ? Fungos pour Nic. Florentius, ne s’agit-il pas de Florentinus ? {Semen anii, ou anisi} ? [21][64][65][66][67]

Page 85, ligne 14, je préférerais cystotomia à lithotomia, car c’est la vessie qu’on taille, et non la pierre elle-même. [22][68]

Même page, ligne 22, Volcherus[23][69][70][71][72] Le dimanche 23e d’octobre 1650, j’ai observé une vessie de taille presque incroyable chez un marchand de 36 ans, M. B., qui souffrait d’une fièvre continue maligne. [73] Bien qu’il fût capable d’uriner, on lui a introduit une sonde, en raison d’une tuméfaction ronde et douloureuse située au-dessus de l’hypogastre. [24][74][75] Vers dix heures du matin, cinq livres d’urine malodorante, [25] et même un peu plus, s’en sont écoulées d’un seul et même jet, sans aucune impétuosité ni douleur. Le même jour vers neuf heures du soir, en ma présence et sur ma prescription, il en a rendu de nouveau la même quantité par le même procédé. Et ce symptôme, savoir une émission très diminuée d’urine directement liée à une faiblesse et atonie de la vessie, a persisté 15 jours durant ; période pendant laquelle Jean Girault, praticien très expérimenté, [26][76] l’a visité trois fois par jour pour lui vider la vessie à l’aide d’une sonde. Enfin, la fièvre ayant cessé et les organes s’étant affermis, il a guéri grâce à de copieuses saignées, la purgation maintes fois répétée, un régime alimentaire convenable et l’emploi du demi-bain ; [77][78][79] ensuite, il a repris ses affaires et jouit encore aujourd’hui d’une santé de lutteur et d’athlète.

Page 89, j’ai connu un {prêtre} Flamand qui n’avait qu’un seul testicule, tout en étant ivrogne et paillard. J’en ai connu un autre qui en avait trois et était très lubrique et extrêmement gaillard. [27]

Page 94, lisez Sanchez, c’était un médecin de Toulouse, marrane. [28][80][81]

Page 96, ligne 2, dilatatione ; au même endroit, peritonæo[29] Ligne 16, Mundelli Chirurgi Parisiensis : il n’y a eu aucun chirurgien de ce nom à Paris, il se cache donc là une erreur. Ligne suivante, il faut lire Rossetti[30][82] Au même endroit, antépénultième ligne, lisez Franciscus Rossetus et Theophilus Raynaudus, savant homme, jésuite à Lyon, polygraphe, toujours en vie, qui a encore beaucoup de livres à mettre au jour, outre les plus de quarante qu’il a déjà publiés en tous genres de savoirs. [31][83][84]

Page 99, où ce traité d’Hermann Conring de Morbis mulierum a-t-il été publié, est-ce à Francfort ? [32][85] Au même endroit, il n’y a rien de plus rare que la véritable superfétation : [33][86][87][88] je ne l’ai jamais vue, non plus que nos anciens ; et même, je ne la comprends pas, étant donné qu’elle me semble impossible ; de là, je pense, vient que nul n’en a le souvenir et ne la verra sûrement jamais. Les observations contraires que rapportent divers auteurs sont extrêmement suspectes à mes yeux, et même parfaitement erronées ; et je n’ai cure de leur autorité parce qu’ils mentent fort puamment, comme font très souvent ceux qui écrivent des observations médicales, notamment parmi les plus modernes ; mais la honte n’a pas cours en ces matières. [34]

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Page 100, 5e ligne avant la fin, il faut lire Sappho la poétesse. [35][89][90][91][92]

Page 101, ligne 13, scripto alieno[36] Au même endroit, ligne 10, Avicenna, Albucasis[37][93][94]

Page 102, c’est pure fable que la conception puisse se faire par imagination. [38][95] De très sages médecins de Paris, M. Nicolas Piètre et M. René Moreau, [96][97] ont rejeté comme risible et parfaitement fausse cette narration qu’on a présentée à Paris il y a 25 ans : je les ai fait venir en consultation chez M. Pierre Seguin, l’ancien maître de l’École, [98][99] et notre avis a été confirmé par un décret solennel du parlement de Grenoble contre cet imposteur qui avait supposé une telle conception, et l’avait présentée pour vraie dans un écrit particulier pour fourber certains médecins de Montpellier. [39][100][101]

Page 104, ligne 4, j’ignore absolument qui est ce Claudius[40][102]

Page 105, je n’ai jamais vu l’opuscule de Deusing de Lacte ; de qui est-il donc ? [41][103]

Page 112, ligne 23, il faut lire Anthropographia de Riolan ; même page, 5e ligne avant la fin, Io. Claudius de La Courvée[42] C’est un médecin français que j’ai jadis ici connu, il vit maintenant en Pologne dans l’entourage de Marie de Gonzague, sérénissime reine de Pologne. [104]

Page 141, 18e ligne, Lusitanus et Muretus : que signifient ces noms ? Pour le premier, s’agit-il d’Amatus ou de Zacutus ? Pour le second, il me semble qu’aucun médecin n’a porté le nom de Muret. [43][105][106][107]

Page 143, 2e ligne, Bavius est-il Bauhin ? 6e ligne, Ingolstadiensi[44][108][109]

Page 147, au milieu, j’ai vu accomplir trois fois la laryngotomie en cette ville, {en ma présence et sur ma prescription,} [45] et elle a toujours réussi, mais jamais sans l’extrême habileté du chirurgien qui opérait : la première fois, ce fut chez un moine ; la deuxième, chez un gentilhomme de la cour, en présence d’hommes dignes de toute louange, MM. Nicolas Piètre et René Moreau, très savants docteurs en médecine de Paris, qui consultaient avec moi ; la troisième, chez un marchand de Bordeaux. [46][110]

Page 148, 18e ligne, Anthropograph[42]

Page 155, au milieu, j’ai vu en cette ville un jeune homme du Poitou chez qui la malignité de la variole avait pourri la langue et l’avait fait disparaître ; et pourtant, il parlait en jouissant d’une voix bien articulée. Marc Duncan, très savant médecin, a écrit un petit livre en français sur ce cas admirable, sous le titre d’Aglossostomographie[47][111][112][113]

{Page 156, au-dessous du milieu, je n’ai jamais vu les Disputationes physicæ de Sceleto du très distingué Senguerdius ; je souhaite pouvoir les obtenir par votre intermédiaire.} [48][114]

[Ms BIU Santé 2007, fo 98 ro | LAT | IMG]

Page 197, 24e ligne, à la place de sunt, il faut lire uni membranæ[49][115]

Page 199, 10e ligne, Varolius ; 11e ligne, Chir[50][116]

Page 203, 14e ligne, il faut lire Theodori Gazæ error[51][117][118]

{Page 209, 10e ligne, je n’ai jamais vu ces thèses de M. Senguerdius sur le squelette ; mais par quel moyen me les procurer ?} [52]

Page 210, 23e ligne, courtoisie[53][119][120][121]

Page 211, la fin de la 6e ligne est défectueuse. [54]

Page 212, 30e ligne, Ioan. Brodæus[55][122][123][124]

Page 213, dernière ligne, deprehendi[56]

Il subsiste dans tout l’ouvrage des fautes typographiques qui méritent toute votre attention dans l’idée d’une seconde édition. [57] Pardonnez-moi, très distingué Monsieur, de m’être exprimé si librement. Si quelque chose vous déplaît dans ma lettre, déchirez-la ou jetez-la au feu. Quoi que vous en fassiez, je ne m’en soucie pas, pourvu que vous continuiez de m’aimer comme vous faites, moi que vous connaîtrez toujours comme celui qui vous est entièrement dévoué et favorable, ainsi qu’au très distingué M. Plempius, [125] tout comme au très distingué M. Johannes Antonides Vander Linden, excellent professeur de Leyde et mon très grand ami. Je lui écris fort souvent et, par son intermédiaire, je vous enverrai en cadeau, aux alentours de Pâques, quelque petit présent choisi dans ce qui se présentera ici ; mais si vous désiriez quelque chose venant d’ici, écrivez-m’en s’il vous plaît pour me le faire savoir, afin que je me le procure et vous l’envoie. Encore une fois, portez-vous bien et aimez celui qui est de tout cœur

votre Guy Patin, docteur en médecine de Paris et professeur royal.

De Paris, ce vendredi 28e de janvier 1661.


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× Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Gerardus Leonardus Blasius, le 28 janvier 1661

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(Consulté le 21.10.2019)