Autres écrits : Ana de Guy Patin :
L’Esprit de Guy Patin (1709),
Faux Patiniana II-7, note 56.
Note [56]

Le prétexte de cet article est le fameux et noble coup de Jarnac (qui n’est pas le tir de pistolet qui tua traîtreusement le prince de Condé en 1569 à la bataille de Jarnac, v. note [16], lettre 128). Il fut porté lors du dernier duel judiciaire (c’est-à-dire public et autorisé par la loi), qui eut lieu en France le 10 juillet 1547 devant le château de Saint-Germain-en-Laye. Le démenti, c’est-à-dire la riposte écrite à une calomnie, en venait d’une médisance de cour opposant les entourages d’Anne de Pisseleu, duchesse d’Étampes, et de Diane de Poitiers, maîtresses respectives du roi François ier et du dauphin son fils, devenu le roi Henri ii le 31 mars 1547. Le combat opposa deux gentilshommes qui avaient été d’intimes amis :

  • l’assaillant et redoutable bretteur, François de Vivonne de La Châtaigneraye (Chastaigneraye ou Châtegneraye, 1520-1547), luttait pour l’honneur du roi Henri et de Diane, véritable source de la médisance ;

  • et le défendant, Guy Chabot de Saint-Gelais (1514-1584), baron de Jarnac en 1559, était beau-frère de la duchesse d’Étampes.

Contre toute attente, Jarnac, conseillé par un habile maître d’armes, gagna en terrassant Vivonne d’un coup au jarret.

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Autres écrits : Ana de Guy Patin :
L’Esprit de Guy Patin (1709),
Faux Patiniana II-7, note 56.

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(Consulté le 24/04/2024)

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