À Hugues de Salins, le 26 février 1661
Note [6]

Rateleux : « qui est sujet aux maux de rate, aux opilations de rate. Les rateleux ont le corps livide et plombé. Les rateleux sont ceux qui ont la rate enflée contre nature ou qui l’ont endurcie de longue main, de sorte qu’on y aperçoit déjà une tumeur squirreuse. On les appelle autrement spléniques » (Furetière).

L’opilation de la rate était son obstruction, avec engorgement par la prétendue bile noire (atrabile), ce qui était censé engendrer la tristesse (spleen) ; v. note [5], lettre 61, pour le sens de désopiler.

En lien avec la situation de la rate dans l’hypocondre gauche (v. note [4], lettre 514), la médecine de l’époque qualifiait d’hypocondriaque le malade sujet à l’hypocondrie, c’est-à-dire « travaillé des vapeurs et fumées qui s’élèvent des hypocondres, qui troublent le cerveau ; d’où vient qu’on appelle un visionnaire, un fou mélancolique [ou atrabilaire], [et] un hypocondriaque, un fou par intervalles » (Furetière).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Hugues de Salins, le 26 février 1661. Note 6

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(Consulté le 13.04.2021)

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