À André Falconet, le 25 juin 1670, note 7.
Note [7]

L’annexe sur Jacob Spon et Charles Patin, premiers éditeurs des Lettres (1683) contient plusieurs extraits de leur correspondance, éditée par Yves Moreau. La lettre 27 (pages 118‑119) de sa thèse (Lyon, 2013, v. notre Bibliographie) est celle que Charles a écrite à son ami, {a} datée de Neustadt (Bade-Wurtemberg) le 17 février 1670 :

« […] J’espère vous aller voir dans quinze jours. Je ne sais si MM. Paulli et Brackenhoffer {b} m’auront arrêté une maison. Je m’y allai pourtant, ma femme prétend y avoir dès que j’y serai. {c} Je voudrais avoir un jardin, et ensuite nous nous accommoderons de meubles et de divertissements le mieux que nous pourrons. Si vous voulez bien vous en mêler un peu et les presser, l’affaire avancerait encore davantage. On peut traiter et à mon arrivée, je ratifierai. Surtout, la condition des trois mois ne doit pas être oubliée afin que, si par un prompt retour de France ou autrement, j’étais obligé de quitter cette maison, j’en fusse quitte pour mon quart d’an, consentant pourtant de les payer par avance, de quartier en quartier, si cela était prêt. {d} J’irais descendre tout droit en arrivant à Strasbourg ; j’y fais partir un lit, une tapisserie et quelques hardes que j’ai en différents endroits. Je ne sais s’il n’y aurait aucune diligence à faire pour avoir la protection de la ville. M. Frid {e} m’a dit qu’il n’y avait aucune difficulté, mais je n’ose vous donner cette peine de vous en mêler. […] »


  1. Jacob Spon (v. note [6], lettre 883) séjournait alors à Strasbourg.

  2. Simon ii Paulli, libraire-imprimeur de Strasbourg, a correspondu avec Guy Patin. Andreas Brackenhoffer était ammeistre (échevin) de cette même ville.

  3. Sic, sans doute pour : « Je m’y en irai pourtant, ma femme prétend y aller dès que j’y serai » ; v. note [1], lettre 744, pour Madeleine Patin, née Hommetz, épouse de Charles.

  4. Charles ne voulait s’engager que pour un bail reconductible tous les trois mois (trimestre ou quartier), dans l’idée qu’il pourrait avoir à déménager inopinément, avec même l’espoir toujours bien vivace de pouvoir rentrer en France.

  5. Syndic de Strasbourg, qui avait sans doute garanti à Charles d’y séjourner sans être inquiété par la condamnation aux galères du roi de France qui lui pesait sur les épaules.

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 25 juin 1670, note 7.

Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=0989&cln=7

(Consulté le 20/05/2024)

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