Autres écrits : Consultations et mémorandums (ms BIU Santé  2007) : 5
Note [7]

« sur la raison de soigner par la saignée », chapitre v, Posse sanguinem mitti, exanthematis, parotidibus, aut aliis criticis evacuationibus apparentibus [On peut saigner dans les exanthèmes, dans les parotides, ou dans les autres évacuations critiques visibles], du livre de Curatione per sanguinis missionem [sur le Traitement par la saignée] (Lyon, 1655, v. note [47], lettre 104) de Botal (pages 36‑37 et 41) :

Sunt igitur exanthemata exiguæ prominentiæ in cute, aut maculæ rubræ, vel pallidæ, vel purpureæ, vel subnigræ, interdum universam cutem obtegentes, interdum per eam modo densius, modo rarius disseminatæ, modo latiores, modo minutiores, et modo cutis planitiem nullo modo excedentes. Abscessus dicitur, quicquid ex defluxu materiæ transmissæ in aliquam corporis partem, aut ei inhæret, aut tumorem excitat, ut parotides qui sunt tumores iuxta aures, et bubones sub alis, et in inguinibus, aut carbunculi, et id genus alia […].

Quæ de exanthematis in defecta crisi emergentibus dicta sunt, eadem puta esse dicenda de parotidibus, bubonis, et aliis huiusmodi abscessibus praemature erumpentibus : nempe in iis expeditissimum esse sanguinem e vena mitti, dum scilicet illis prorumpentibus febris non inclinatur aut ingravescit, quod utilissimum in multis fuimus experti […].

[Les exanthèmes {a} sont donc des petites saillies de la peau, sous forme de macules rouges, pâles, pourpres ou noirâtres, qui parfois couvrent la peau tout entière, parfois la parsèment de manière dense ou éparse, soit fort larges, soit très petites, sans parfois s’élever du tout au-dessus du plan cutané. On appelle abcès tout afflux de matière qui se collecte dans une partie du corps, soit pour s’y fixer, soit pour provoquer la formation d’une tumeur, comme les parotides qui siègent à côté des oreilles, ou les charbons et bubons, sous les aisselles et dans les aines, et les autres tuméfactions de ce genre (…).

Ce qu’on dit des exanthèmes qui apparaissent avant l’éclosion de la crise {b} peut aussi être dit des parotides, des bubons et des autres abcès de cette sorte qui enflent trop tôt : il faut très rapidement saigner, car la fièvre ne déclinera pas, ou s’accentuera, tant qu’ils ne se seront pas ouverts pour se vider (…)].


  1. V. note [6] de la Consultation 19.

  2. V. note [3], lettre 228.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Autres écrits : Consultations et mémorandums (ms BIU Santé  2007) : 5. Note 7

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(Consulté le 30.09.2020)

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