À Charles Spon, le 2 juin 1645
Note [8]

Ce décret se lit aux pages 382 et 383 des Elogia de Jean-Papire Masson (tome ii, édition de 1638, v. note [11], lettre 35), dans l’éloge consacré à Simon i Piètre (v. note [5], lettre 15), que Guy Patin lui-même est réputé avoir écrit :

Collegii Medicorum Parisiensius de antimonio sententia.

Universi Collegii Medicinæ facultatis conventu habito super Stibii seu antimonii iudicio et lege ferenda, Sanctium est omnium, qui in Medicina claruerunt, authoritate atque rationibus cum alibi sæpe, tum nuper apud Patronum regium deductis, ipsum Stibium deleterium esse, et inter ea simplicia, quæ venenata qualitate pollent, annumerandum, nec posse quavis arte emendari, ut intro citra molestissimam noxam possit assumi. Datum in Scholiis Meicinæ 3. Calend. Augusti, anno 1566.

Simon Pietre, Meldensis,
Decanus Facultatis
.

[Sentence du Collège des médecins de Paris sur l’antimoine.

Par assemblée plénière ordinaire du Collège de la Faculté de médecine, pour juger le stibium, ou antimoine, et légiférer à son propos, ceux qui se sont illustrés en médecine arrêtent solennellement que, par l’autorité et les motifs qui ont souvent été développés ailleurs, aussi bien que récemment, devant l’avocat du roi, l’antimoine est en lui-même nuisible et à compter parmi les simples qui tirent leur valeur d’une qualité vénéneuse, et ne peut être rectifié par quelque préparation que ce soit, et qu’en conséquence on ne peut rien en attendre d’autre qu’un préjudice extrêmement fâcheux. Prononcé dans les Écoles de médecine, le 30 juillet 1566.

Simon Piètre, natif de Meaux,
doyen de la Faculté].

Le nœud de la querelle antimoniale, qui a tant alimenté d’imprécations dans la correspondance de Guy Patin, tient à une question : le Codex de 1638 approuvant explicitement le vin émétique d’antimoine, abolissait-il ipso facto ce décret de 1566 ?

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 2 juin 1645. Note 8

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(Consulté le 06.04.2020)

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