À André Falconet, le 21 avril 1651, note 8.
Note [8]

Dans sa lettre du 2 décembre 1650, Guy Patin avait déjà donné à André Falconet une énumération partielle de ces 24 tableaux tels qu’ils étaient disposés dans son précédent logis.

Ce qu’il décrivait ici de son cabinet de travail (étude) est précieux car unique dans sa correspondance. Cette vaste pièce rectangulaire se situait au premier étage de l’aile principale de sa maison, place du Chevalier du Guet (v. sa note [12]), dont elle occupait la moitié de la largeur et toute la longueur, avec une fenêtre (croisée) à chaque extrémité : l’une ouvrait à l’est, sur la place, et l’autre à l’ouest, en direction de l’église Saint-Germain-l’Auxerrois et du Louvre. La poutre décorée de gravures était orientée nord-sud, traversant le plafond de la salle en son milieu. Ses deux autres murs devaient être aveugles et tapissés par les rayons de la bibliothèque : le premier, au nord, était mitoyen de la maison voisine, occupée par les Miron (v. note [3], lettre 833, pour les travaux de maçonnerie exécutés en 1665) ; le second mur, au sud, était séparé de la cour par l’autre moitié de l’étage, occupée par une chambre à coucher et un cabinet rempli d’autres livres, avec ouvertures sur la cour (v. note [14] de La bibliothèque de Guy Patin et sa dispersion), et par la cage d’escalier.

En poussant plus loin cet audacieux plan imaginaire, la cheminée devait être à l’une des extrémités du mur nord ; deux portes percées dans le mur sud, communiquaient l’une avec l’escalier (pour recevoir les visiteurs) et l’autre, avec la réserve ; une troisième donnait peut-être accès à la chambre à coucher. L’écritoire de Patin était sans doute placé à côté de l’âtre, sous l’une des deux fenêtres. Le frontispice de la première édition des Lettres (1683) en donne une idée, sans pouvoir affirmer qu’il s’agit d’une représentation fidèle à la réalité : il y est représenté devant l’angle nord-est de sa bibliothèque avec, derrière lui, le rideau de la fenêtre a ouvrant à l’est.

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 21 avril 1651, note 8.

Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=0261&cln=8

(Consulté le 22/05/2024)

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