À Charles Spon, le 8 septembre 1654
Note [8]

« pour cette raison ».

Après avoir perdu sa cause devant le sénat de Rome, Cremutius Cordus « mit fin à sa vie en s’abstenant de nourriture. Les pères décidèrent de faire brûler ses écrits par le ministère des édiles ; mais ils subsistèrent en cachette, puis reparurent ; ce qui nous incite d’autant plus à railler la sottise de ceux qui pensent pouvoir user de leur puissance présente pour éteindre même la mémoire de la génération qui suit ; car bien au contraire, si l’on punit les œuvres de l’intelligence, leur autorité s’accroît et les rois étrangers ou ceux qui usèrent de la même férocité n’ont attiré sur eux que la honte et sur elles la gloire » (Tacite, ibid. note [7] supra).

Suétone (Vies des douze Césars, Tibère, lxi) a aussi rapporté ce premier cas de censure littéraire : obiectum et historico, quod Brutum Cassiumque ultimos Romanorum dixisset [on accusa aussi un historien d’avoir appelé Brutus et Cassius les derniers des Romains].

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 8 septembre 1654. Note 8

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(Consulté le 25.10.2020)

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