À André Falconet, le 7 mars 1668, note 8.
Note [8]

L’inventaire de la saisie de novembre 1667 {a} recense 51 exemplaires du :

Bouclier d’État et de Justice, contre le dessein manifestement découvert de la Monarchie Universelle, sous le vain prétexte des prétentions de la reine de France. {b}


  1. V. note [80] des Déboires de Carolus.

  2. Sans lieu ni nom, 1667, in‑12 de 116 pages.

Ce manifeste est attribué au baron François-Paul de Lisola (1613-1674) diplomate franc-comtois servant les intérêts des Habsbourg ; ses six articles s’opposent énergiquement à la Couronne de France et à la guerre de Dévolution (v. note [3], lettre 883).

  1. « Des fins que la France se propose dans cette guerre et dans ses libelles. »

  2. « Que l’entrée du roi de France dans les États du roi catholique aux Pays-Bas est une évidente rupture. »

  3. Que cette rupture est injuste, quand même le droit de la reine de France serait bien fondé. »

  4. « Que la renonciation de la reine de France est juste, irrévocable, nécessaire, utile au bien public et ne contient en soi aucune cause de nullité ou lésion, et que la reine de France a été dûment dotée. »

  5. « Que la succession de la souveraineté du duché de Brabant, et autres provinces spécifiées en ces libelles, ne doit pas être réglée par les coutumes particulières. »

  6. « Discours de l’intérêt des princes chrétiens en cette guerre et de l’obligation précise des États de l’Empire à la garantie du Cercle de Bourgogne. »

En 1668, paraissait, sous la signature du chevalier Jacques de Jant (1626-1676), La Méduse. Bouclier de Pallas, ou défense pour la France. Contre un libelle intitulé, le Bouclier d’État, pour ce qui concerne le Portugal ; traduction du portugais en français (sans lieu ni nom, in‑12 de 183 pages) ; je n’ai pas trouvé l’autre réponse dont parlait Guy Patin, mais ce libelle avait précédemment paru sous le titre de Discours apologétique d’un chevalier portugais, pour servir de réponse à certains docteurs de Louvain et de Salamanque, sur la prétendue infraction par les Français, touchant le traité des Pyrénées en l’article qui concerne le Portugal.

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 7 mars 1668, note 8.

Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=0930&cln=8

(Consulté le 23/05/2024)

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